Aller au contenu principal

Agrofourniture
BASF fait sa mue

BASF s’adapte au virage de l’agroécologie avec son offre produit provenant, entre autres, de nouvelles activités acquises chez Bayer.

L'agriculture de précision est l'un des domaines où BASF investit fortement.
© BASF

L’année 2018 a été à marquer d’une pierre blanche pour BASF. « Le fait marquant est l’intégration de nouvelles activités en semences et en agriculture de précision provenant de Bayer. Avec un coût de la transaction de 7,6 milliards d’euros, c’est la plus grosse acquisition que BASF n’a jamais faite, souligne Nicolas Kerfant, directeur de BASF Agro en France. Le chiffre d’affaires de ces activités (semences) correspond à 2 milliards d’euros, dont seulement 5 % en Europe (ndlr : du temps de Bayer). L’investissement en recherche et développement a augmenté considérablement également, passant de 500 millions d’euros à 900 millions d’euros. »

De fortes ambitions sur les outils d’agriculture de précision

Sur les semences, BASF a récupéré la recherche Bayer sur les blés hybrides qui devrait déboucher sur des variétés dans les cinq ans à venir. Les activités semences en colza et soja reprises également concernent le continent américain. La société allemande a repris l’entité Xarvio (une start-up à l’origine) mettant au point de multiples outils d’agriculture de précision. Pas moins de 150 personnes travaillent pour Xarvio à travers le monde. Les ambitions sont fortes sur ce secteur avec un investissement de 200 millions d’euros jusque 2020 et un lancement commercial de l’offre Xarvio avec les distributeurs cette même année. Sur les ventes de produits phyto en France qui reste la spécialité de BASF Agro, sa part de marché a été de 17,7 % en 2018, en légère baisse depuis quelques années (20,3 % en 2014). Avec ses nouvelles acquisitions et le reste de ses produits, BASF engage un virage pour adapter son offre aux exigences de l’agroécologie.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">Famille Battitt Crouspeyre, parents et enfants au milieu des vignes</em>
« Un mois avant la naissance prévue de ma fille, j’organise mon exploitation en vue de mon congé paternité »

Battitt Crouspeyre, viticulteur dans les Pyrénées-Atlantiques et futur papa, a déjà envoyé son formulaire à la MSA. Il achève…

<em class="placeholder">Rodolphe et Pauline Bourdois arboriculteurs dans l&#039;Essonne, associés en EARL.</em>
« Je me suis installée avec mon conjoint en EARL, car l’EARL est plus souple que le Gaec »

Pauline Bourdois, arboricultrice en agriculture biologique, s’est installée en tant que hors cadre familial avec son conjoint…

<em class="placeholder">Théophile Piot, dans la cour de la ferme de la SCEA De Novion,</em>
Reprise d’une exploitation agricole familiale : « Je me suis installé en SCEA à cause de la holding associée »

Théophile Piot, céréalier, a repris l’une des trois exploitations familiales, la SCEA De Novion, à Mitry-Mory (Seine-et-Marne…

<em class="placeholder">Application d&#039;un produit phytosanitaire sur blé. </em>
Produits phytosanitaires : la fin de la séparation de la vente et du conseil est actée

L’arrêté publié le 22 décembre entérine la fin de la séparation entre la vente et le conseil des produits…

<em class="placeholder">Paysage de parcelles de grandes cultures.</em>
PAC 2026 : les simplifications déjà actées et celles à valider par la France

Les assouplissements validés en 2024 et 2025 restent d’actualité pour 2026, et notamment ceux relatifs aux …

<em class="placeholder">Parcelle de blé à moitié récoltée avec un orage menaçant. </em>
Exploitations de grandes cultures : des adaptations indispensables pour être viables en 2050
Quelle sera la viabilité économique d’une exploitation de grandes cultures française en 2050 ? L’étude conduite par…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures