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Baisse mesurée des ventes d'engrais sur 2016-2017

Selon l'Unifa, les ventes d'engrais sur la campagne passée ont moins baissé que ce que l'on aurait pu imaginer compte tenu de la mauvaise récolte 2016.

Les ventes d'engrais azoté sur 2016/2017 ont progressé d'1 % par rapport à 2015/2016, selon l'Unifa.
© S. Leitenberger

Une baisse de 5 % des tonnages d’engrais et d’amendements livrés entre les campagnes 2016-2017 et  2015-2016… C’est mieux que ce que ne craignait l’Unifa (Union des industries de la fertilisation). « Par rapport au contexte anxiogène de 2016, nous avons un atterrissage en douceur, mis à part les investissements dans les amendements », a expliqué Florence Nys, déléguée générale de l’Union, le 24 octobre. Les ventes en volumes d'amendements ont chuté de 17 % (total de 2,2 Mt), contre une perte de 1 % (total de 8,8 Mt) pour les engrais NPK, et une baisse sur les PK de 10 % contre 30 % attendus. Le secteur perdrait tout de même 26 % de chiffre d’affaires (à 2 milliards d’euros au total) par rapport à 2015.

Les biostimulants en attente d'harmonisation

Parmi les chevaux de bataille du syndicat, le projet de règlement européen sur les matières fertilisantes, voté en séance plénière par le Parlement européen le 24 octobre. Prévu pour fin 2020, il devrait notamment permettre d'harmoniser la réglementation sur les biostimulants : « l'Hexagone a la législation la plus dure au niveau européen, l’Anses demandant une autorisation de mise en marché », a rappelé Henri Boyer, vice-président de l’Unifa. La France est aujourd'hui bien représentée dans les comités européens de normalisation, un bon point selon le syndicat, les futures normes conditionnant l'application du règlement.

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