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Amont
Axéréal prêt à rebondir

« Il faut du professionnalisme pour résister à cette vague de 20 mètres qui nous est arrivée dessus ! » Comme le décrit Jean-François Loiseau, président d’Axéréal, la campagne 2016-2017 n’est pas simple pour les collecteurs, y compris pour le groupe coopératif du Centre. Heureusement, « depuis maintenant presque cinq ans, le groupe fonctionne bien et résiste aux années difficiles », a souligné son président en conférence de presse à Paris le 6 décembre. Son atout ? Avoir investi lourdement dans les outils de transformation, qui lui ont fourni sur l’exercice 2015-2016 un peu plus de la moitié des 115 millions d’euros de son EBE (Excédent brut d’exploitation). Le record enregistré par la branche malterie a largement participé à cette performance.

15 euros/ha versé cash aux adhérents 100 % coopérateurs

Fort de ses 20 millions d’euros de résultat net sur l’exercice, Axéréal a pu verser 8 millions d’euros en octobre-novembre à ses adhérents sous forme d’une « contribution de solidarité ». « Cela équivaut à 15 euros/hectare pour celui qui est engagé à 100 % avec la coop, a souligné Jean-François Loiseau. C’est un chèque donné cash. » 3 millions d’euros supplémentaires ont été distribués en rémunération du capital social de l’adhérent, soit un taux d’intérêt moyen de 7,25 %. « Comme la transformation donne de bons résultats, Axéréal verse les dividendes de la transformation à ses agriculteurs depuis trois ans », a expliqué Jean-François Loiseau. Pour faire face à la baisse de 30 % de la collecte sur 2016, le groupe a adapté le temps et l’organisation de travail. « Plutôt qu’une procédure de chômage technique partiel, nous avons pris des mesures qui concernent tout le personnel », a expliqué Philippe de Raynal, directeur général du groupe. Les effectifs sont préservés, mais au moins 10 millions d’euros devraient être économisés sur des mesures sociales. « Les structures céréalières vont avoir du mal à remonter la pente, a remarqué Jean-François Loiseau. Une structure comme la nôtre va rebondir plus facilement. Nos ratios sont bons et nous avons beaucoup de fonds propres. » Le chiffre d’affaires 2016-2017 devrait toutefois baisser. Mais les dirigeants du groupe se refusent pour l’instant à des pronostics.

EN CHIFFRES

2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires

6 millions de tonnes de grains collectées

10 millions de tonnes commercialisées brutes ou transformées

7000 clients agriculteurs sur 13 000 adhérents

Be Api monte en capital

La société Be Api est la structure qu’a créée InVivo pour asseoir le développement de l’agriculture de précision, et en particulier de la modulation intraparcellaire, dans les exploitations agricoles. Le 7 décembre, 31 coopératives et leur union InVivo ont officialisé leur montée au capital de Be Api désormais dotée de 5 millions d’euros. Cette prise de participation marque la volonté de ces coopératives de se doter d’une structure nationale forte qui les positionnera comme leaders de l’agriculture de précision. « Notre structure se basera sur un mode de fonctionnement participatif pour partager nos expériences, mutualiser nos savoir-faire et valoriser nos systèmes d’informations ainsi que nos données », exprime Jérôme Calleau, président délégué d’InVivo et du comité de direction de Be Api.

En bref

Unigrains devient actionnaire minoritaire de Deleplanque, producteur et distributeur de semences de betteraves. Grâce à cette entrée à son capital, l’entreprise souhaite « poursuivre ses projets de croissance », à savoir étendre ses activités à de nouvelles cultures, telles que les oléagineux, les semences potagères, l’oisellerie et les semences bio. Elle veut également développer son offre de service sur sa station de semences de Villefollet, dans les Deux-Sèvres.

La filière Culture raisonnée contrôlée (CRC) a demandé fin novembre à ses adhérents « de rester solidaires » face à la mauvaise moisson 2016. La récolte de « blé de nos campagnes », issue de la filière, est en baisse de près de 23 % avec des poids spécifiques historiquement bas. Le GIE CRC identifie les volumes disponibles et favorise les transferts entre OS. Son objectif : servir en priorité les meuniers qui adhèrent au groupement.

Agroptimize a été créé pour devenir un acteur majeur européen dans le développement d’outils d’aide à la décision et d’agriculture de précision. La société Drone Agricole, le Luxembourg institute of Science and Technology et l’université de Liège en Belgique se sont associés pour créer cette société qui va déjà développer un premier outil, PhytoProTech, « avertisseur phytosanitaire » pour les maladies des blé tendre et orge d’hiver ainsi que pour les ravageurs du colza.

Italpollina a confirmé son engagement sur l’agriculture durable et l’économie circulaire en répondant aux exigences de la marque « Fertilisant durable ». Le fabriquant commercialise des fertilisants organiques et organo-minéraux qui bénéficieront de cette marque.

EN HAUSSE EN BAISSE

Le cours du pétrole (brent) a doublé depuis courant janvier 2016 où il était descendu en dessous des 30 dollars le baril. À la mi-décembre, il approchait les 60 dollars et la hausse ne semblait pas s’arrêter là suite aux accords entre grands producteurs sur la réduction de production.

Pour 2016, la récolte finale de pommes de terre chez les pays producteurs du Nord-Ouest européen (NEPG) est évaluée à 24,5 millions de tonnes. C’est une baisse de 3 % par rapport à 2015 et de 3,6 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. La qualité est jugée bonne de manière générale.

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