La surmultiplication des passages de fongicides à faible dose pourrait-elle favoriser le développement de souches résistantes de pathogènes ? La question se pose car de trop faibles doses exercent une pression de sélection telle qu’elles pourraient laisser passer une certaine proportion de pathogènes résistant un peu aux molécules chimiques. Arvalis ne dispose que de  quatre essais de tests de fractionnement sur des souches résistantes à des triazoles (non MDR* ). « Le fractionnement semble augmenter l’apparition de telles souches mais les résultats sont non significatifs vu le faible nombre d’essais complets », indique l'institut. Mais contre ces maladies, la stratégie de l’utilisation de multiples modes d’action dans un programme fongicide est la plus efficace des solutions pour contrer les souches résistantes. Exemple de programme de traitements associant plusieurs familles ou sous-familles de produits et donc des molécules différentes : l'association du  chlorothalonil multisite aux triazoles et SDHI unisites. Une alternance de molécules qui limite les risques de développement de résistance.

*MDR : se dit des souches multidrogue résistantes.

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Voir aussi article "A bas volume, les adjuvants tirent les fongicides vers le haut ".

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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