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Normandie

Vers un signe de qualité pour le poireau ?

La filière normande a lancé les travaux pour obtenir une IGP “Poireau de Normandie” et un label rouge “Poireau des Sables”.

Le poireau de Normandie est commercialisé de fin juillet à début mai. © SpagPhotography

Le poireau de Normandie fait son retour annuel sur les étals, avec une production qui tourne habituellement autour de 40 000 t. Il y a 30 ans la région ne produisait que 12 000 t de poireaux. « Nous avons développé une politique régionale de savoir-faire et d’attention particulière pour la qualité des produits, alliée à des atouts climatiques. Au fil des années, il y a donc eu un intérêt pour ce légume qui s’est développé, explique Patrick Groualle, directeur de l’AOP Jardins de Normandie. Le poireau de Normandie est planté 100 % à trou* et le calibrage (20-30 et 30-40) est systématique. Le poireau de Normandie se distingue donc par sa droiture, son niveau de blanc, son feuillage sain et de couleur vert-bleuté. Il est arraché chaque jour et expédié au plus vite pour être toujours frais et savoureux. » La culture est répartie sur trois zones littorales, le Val de Saire et la côte Ouest (17 à 18 000 t chacun), et le Mont St Michel (5 à 6 000 t), où un climat océanique tempéré assure une pluviométrie régulière et peu d’écarts de température tout au long de l’année. Le poireau de Normandie est commercialisé de fin juillet à début mai, c’est une complémentarité intéressante puisque la saison commence en relais du primeur nantais.

Forte de ce savoir-faire régional, la filière travaille de front sur deux dossiers : une IGP “Poireau de Normandie” et un label rouge “Poireau des Sables”. « Les travaux sont en cours, nous n’en sommes encore qu’au début, prévient Patrick Groualle. Pour le label rouge, le dossier est un peu plus avancé, nous espérons qu’il aboutisse dans un an ou deux. A travers ces deux dossiers, c’est la reconnaissance de tous les travaux qui ont été fait chez nous depuis 30 ans ». Le projet est porté par l’ODG Association des producteurs et expéditeurs de légumes sous label (qui gère notamment la carotte des sables Label rouge).

 

*La technique consiste à réaliser mécaniquement un avant trou avec une poinçonneuse (ce qui apporte la droiture et la longueur du blanc sur le fût). Le plant de poireau est déposé dans ce trou dont la profondeur oscille entre 16 et 20 cm. Ensuite, pour optimiser la longueur du blanc, un buttage est réalisé.

 

Une campagne 2018-2019 marquée par la sécheresse ?

Les surfaces sont équivalentes aux années précédentes, environ 1 000 ha (850 ha pour l’AOP Jardins de Normandie). Les volumes tournent habituellement autour de 40 000 t (34-35 000 t pour l’AOP). Comme toutes les autres régions, la Normandie a été affectée par la sécheresse, compensée en partie par l’irrigation. « Les calibres sont plus fins, ce qui pourrait jouer sur le rendement final, et l’offre n’est pas pléthorique, souligne Patrick Groualle, directeur de l’AOP Jardins de Normandie. A voir les conditions météorologiques en octobre-novembre, pour le moment il est trop tôt pour faire des prévisions. Les prix sont actuellement bien orientés, malgré une consommation encore tournée vers les légumes d’été en raison du temps chaud et ensoleillé. Le poireau n’a pas encore pris toute sa place dans les linéaires. »

 

 

 

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