Aller au contenu principal

Vente en ligne : « Proposer des services pour relancer la consommation »

Laurence et Samuel Perret ont créé leur entreprise de vente de produits alimentaires en ligne il y a plus de 10 ans. Une activité qui trouve du sens en ajoutant la notion de services à celui de la vente de produits locaux et de saison.

L'entreprise Com' 3 Pom propose un service de livraison sur le lieu de travail de paniers de produits principalement locaux.
© M. Le Corre

« C’est une étude du CTIFL constatant la baisse de la consommation des fruits et légumes qui m’a donné envie de créer notre entreprise Com’3 pom, relate Laurence Perret. Une des conclusions était que le développement de services pouvait contribuer à relancer leur consommation. » C’est donc bien sur cette notion de service que cette entreprise de vente de produits locaux en ligne s’est basée il y a maintenant plus de 10 ans. « Nous livrons les commandes passées sur notre site internet directement sur le lieu de travail de nos clients ou chez eux, détaille la chef d’entreprise. Cela leur évite de faire des courses. »

A lire aussi : Le net se lance dans les courses (réservé aux abonnés)

 

Laurence et son mari Samuel proposent aussi des paniers-recettes, dans lesquels tous les ingrédients pour réaliser une recette sont rassemblés. « Nous trouvons du sens à notre métier en assistant nos clients au quotidien à respecter leurs valeurs d’une consommation de produits locaux et de saison. » La fraîcheur des produits est garantie avec un maximum de trois jours entre la cueillette et la livraison pour les produits non stockables. « Nous garantissons du goût avec une recherche de maturité optimum et des variétés originales, détaille Laurence. Et nous sélectionnons nos fournisseurs sur leur mode de production en allant faire des petits reportages chez eux, que nous diffusons ensuite sur notre site, si nous choisissons de travailler ensemble. »

Une activité à plein temps

Basée sur le Min d’Agen (Lot-et-Garonne), l’entreprise a une centaine de fournisseurs et propose plus de 300 produits différents sur l’année. Les producteurs sont fidèles mais le référencement est un travail continu. En ce moment, Laurence essaye de trouver des producteurs en bio, peu présents sur le carreau. « En étant sur le Min, cela nous évite de trop courir pour l’approvisionnement, justifie-t-elle. Nous avons déjà beaucoup de déplacements avec les livraisons. » Les deux entrepreneurs font cinq tournées de livraison par semaine du mercredi soir au vendredi : trois sur Bordeaux, une sur Toulouse et une sur Agen. Ils livrent 300 à 400 commandes par semaine sur 150 à 200 points de livraison. « Les coûts logistiques pèsent pour 20 à 25 % du coût du produit. Entre la préparation des commandes, le conditionnement et les livraisons, le nerf de la guerre c’est le temps ». Le lundi, les époux le consacrent à la mise à jour de leur site internet, en changeant les références, les prix, la composition des paniers tout prêts, la recette pour le panier-recette. « Le site a été créé sur mesure pour nos besoins et permet de tout gérer, des achats aux livraisons, c’est un outil essentiel mais aussi un investissement ! » La rentabilité de l’entreprise n’a pas toujours été au rendez-vous. « Ce sont beaucoup d’expérimentations, on a commencé sans références sur les marges, et il y a beaucoup de concurrence avec comme premier réflexe une proposition de prix plus bas. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas une activité que l’on peut faire à temps perdu. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes