Aller au contenu principal

Valorisation des légumes secs : la Cavac ouvre une nouvelle usine

La coopérative agricole Cavac a inauguré le 24 mars un nouvel atelier de conditionnement de légumes secs. Objectif : mieux valoriser ses légumes en augmentant la part vendue en grande distribution et restauration.

L’activité légumes secs génère actuellement un chiffre d’affaires de 13 M€.
© Véronique Bargain - FLD

La coopérative vendéenne Cavac dispose d’un nouvel atelier de conditionnement de légumes secs et graines sur son site historique de Mouilleron-Le-Captif, en Vendée, depuis janvier. Il abrite les activités dédiées aux productions végétales spécialisées. Lors de son inauguration le 24 mars, les ambitions de la coopératives ont été précisées. « Cavac est toujours allée dans le sens de l’innovation, a souligné Jean-Luc Caquineau, président de l’organisation de producteurs Légumes de Cavac. Ce nouvel outil est un aboutissement de la volonté des adhérents de développer la production de légumes secs et d’apporter de la valeur ajoutée sur le territoire. Il s’inscrit pleinement dans le volet agroalimentaire du plan France Relance qui vise à reconquérir la souveraineté protéinique de la France ». 5,2 M€ ont été investis dans l’outil, sur lesquels la coopérative a bénéficié d’une aide de 1,5 M€ dans le cadre du plan France Relance.

Développer la part des légumes conditionnés

Un objectif essentiel est de développer la part de légumes conditionnés. « Sur 8 000 tonnes de légumes secs produits par les adhérents de Cavac, 80 % sont actuellement vendus à des industriels et 20 % seulement conditionnés pour la grande distribution et la restauration domicile, explique Elodie Gauvrit, responsable de l’atelier. Le but est d’augmenter le plus possible la part conditionnée par la coopérative, pour améliorer la valeur ajoutée. Un autre était de séparer la partie amont de tri et stockage froid de la partie agroalimentaire, pour répondre notamment à la certification IFS Food obligatoire pour vendre en GMS et RHF. Un autre encore est de développer la production de légumes secs qui apportent une vraie valeur ajoutée agronomique aux agriculteurs ».

Un objectif : augmenter les surfaces de 1 000 ha

Actuellement, 5 500 ha de légumes secs et graines, dont 30 % en bio, sont cultivés par 300 adhérents de Cavac, à 60 % en haricots blancs, rouges et flageolets, 30 % en lentilles vertes et corail, le reste en pois chiches, pois cassés et graines de lin, courge, chia et quinoa. La coopérative représente 11 % de la production française de légumes secs et 20 % en légumes secs bio. L’ambition est d’augmenter les surfaces de 1 000 ha, chez les producteurs actuels et de nouveaux producteurs.

Un marché des légumes secs en forte croissance

« Le marché des légumes secs est en forte croissance et stable pour nous concernant la partie bio, souligne Elodie Gauvrit. Et il y a des attentes des distributeurs et restaurateurs pour des filières françaises de légumes secs. 80 % des haricots secs consommés en France et 30 % des lentilles sont actuellement importées ».

Le bâtiment de 2 300 m² abrite 4 lignes de conditionnement qui ont été transférées de l’ancien atelier, situé avec la partie tri et stockage, et automatisées. Une ligne est dédiée au conditionnement en étuis carton de 200 à 500 g pour le rayon épicerie des GMS, une autre aux sachets plastique 350 g à 1 kg pour le rayon fruits et légumes, une aux sachets plastiques 2 à 5 kg pour la restauration et les industriels et une aux filets vendus au rayon fruits et légumes. Les produits sont commercialisés sous la marque Grain de Vitalité de la coopérative ou sous MDD.

Les plus lus

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
En Ardèche : « L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Dans les Landes : « L’éplucheuse à asperge nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Arnaud Bergougnoux, responsable technique du Verger de la Blottière.</em>
Maine-et-Loire : "En poire, nous avons réussi à limiter l'alternance"

À La Blottière, entreprise arboricole basée dans le Maine-et-Loire, le renouveau de la poire passe par des choix variétaux et…

<em class="placeholder">Carte d&#039;anomalie : écart à la normale. Moyenne des températures moyennes en °C en France métropolitaine pour le début de l&#039;année 2026</em>
Arboriculture : la floraison menacée par le gel suite aux chaleurs du début d’année

Depuis début 2026, l’écart des températures à la moyenne dépasse les 2 °C dans plusieurs régions du nord de la France. Ce…

<em class="placeholder">Marc Fauriel, producteur de poires bio à Loriol sur Drôme devant un verger de la variété Conférence, âgé de quinze ans.</em>
Drôme : « Aujourd’hui, en poire bio, nous manquons de stratégies de lutte »
À Loriol-sur-Drôme, le Gaec Fauriel Frères cultive 12 hectares de poiriers en agriculture biologique. Mais les obstacles…
<em class="placeholder">Dirigeants de la Sica Saint</em>
Légumes en Bretagne : la Sica Saint-Pol de Léon toujours en crise

Déjà très affectée en 2025, la Sica Saint-Pol de Léon a encore vu son chiffre d’affaires baisser de 22 % depuis novembre…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026​
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes