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ure de jouvence our la maltaise de Tunisie

Dans le cadre d'un partenariat franco-tunisien, AZ France a planté 116 ha en 2010. Aujourd'hui, le projet a porté ses fruits : 3 500 t sont prévues pour 2017.

La maltaise de Tunisie est un des produits phare d'AZ France, sur lequel le groupe a beaucoup investi. « Nous sommes partis du constat que les vergers existants en Tunisie étaient vieillissants et moins qualitatifs, relate Denis Ravanas, directeur commercial d'AZ Méditerranée. En 2008, nous avons répondu en partenariat avec un producteur tunisien, Jamel Snoussi, à un appel à projets de l'Etat tunisien qui cherchait à privatiser un certain nombre de fermes d'Etat. » Les partenaires ont obtenu 116 ha à Bou Argoub (au Nord-Est, dans le Cap Bon), où de la maltaise a été plantée à 100 %. « Nous nous sommes tournés vers les chercheurs corses de l'Inra San Giuliano pour créer nos plants sur du matériel végétal tunisien, précise Denis Ravanas. La Méditerranée est touchée par la tristeza des agrumes pour lequel le bigaradier, porte-greffe utilisé en Tunisie, est sensible. On en a choisi un autre, résistant, qui confère au fruit une meilleure conservation. La maltaise est basiquement très fragile. » Cultivés en pépinière, les plants ont été portés en terre en 2010. La récolte a lieu du 15 janvier au 15 avril. 500 t ont été obtenues la première année, en 2014. 1 500 t ont été récoltées en 2015, puis 2 500 t en 2016. Les prévisions pour 2017 sont de 3 500 t. Et à maturité, à partir de 2019, 5 000 t sont prévues. La France étant très consommatrice de maltaises, 90 % des volumes y sont exportés, les 10 % restants demeurent en local. AZ France ne commercialise désormais que sa propre production. L'entreprise Citrumed a été créée, détenue à 50 % par AZ France et à 50 % par Jamel Snoussi. Citrumed produit les maltaises, Jamel Snoussi conditionnant en prestation de service dans sa station, AZ France assurant la mise en marché en France.

Des arguments agro-environnementaux

 

Dès 2014, l'exploitation a été certifiée GlobalGap. « Et grâce au porte-greffe utilisé, nous n'utilisons pas de traitement chimique post-récolte. Cela nous confère des arguments environnementaux non négligeables, souligne Denis Ravanas. Nous avons un verger qui valorise à la fois les habitudes ancestrales tunisiennes et la technicité des ingénieurs corses, espagnols et marocains qui ont collaboré au projet. »

 

En Tunisie, la récolte était petite en 2016 (alternance), elle serait normale en 2017. Il est encore un peu tôt pour se prononcer sur la qualité, mais les calibres pourraient être un peu plus petits qu'en 2016 (arbres plus chargés). « Chez nous, le verger est récent et les arbres en pleine santé, ce qui nous permettra d'avoir de bons calibres, nous sommes plutôt confiants, prévoit Denis Ravanas. On commence à collecter les fruits de dix ans de travail. Nous fondons beaucoup d'espoir dans ce projet. » Julia Commandeur

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