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Partenariat
Union sacrée pour une tomate adaptée à la demande du consommateur

Collaboration inédite autour d’une nouvelle offre tomates de pleine terre gustatives, regroupant instituts techniques (Inra, CTIFL) et opérateur privé (Pomona TerreAzur).

De gauche à droite : Philippe Mauguin (Inra), Jacques Rouchaussé (CTIFL) et Jean-Brice Hernu (Pomona TerreAzur)
© Philippe Gautier

La tomate demeure le légume préféré des Français mais elle concentre aussi le plus de mécontentement quant à sa qualité organoleptique. La présentation faite à l’Inra le 7 juillet dernier de deux nouvelles variétés pourrait changer la donne à plus d’un titre. Elles sont issues de la variété Garance, créée fin 2000 par l’Inra Montfavet, et présentant des critères intéressants : goût, résistance, récolte à maturité (rouge), tenue lors du transport, bonne conservation en rayon. Les deux hybrides présentés, créés à partir de Garance, sont aujourd’hui en phase d’expérimentation. Cela aurait pu s’arrêter là. C’est le partenariat qui est ici inédit : il rassemble l’Inra dont la filiale Agri Obtentions fournira les plants et se chargera de l’inscription au catalogue officiel, le CTIFL qui réalisera la phase agronomique de l’évaluation et des tests de consommation et un opérateur privé, Pomona TerreAzur qui commercialisera les tomates.

Quatre ans pour développer l’offre

Pomona TerreaAzur dispose de l’exclusivité sur ces variétés pour quatre ans. La démarche est dans une phase test. Trois producteurs ont été sélectionnés par Pomona TerreAzur (deux en Val de Loire, le troisième dans les Bouches-du-Rhône) pour commercer. 70 t devraient être produites cette année. L’objectif 2018 est d’atteindre les 1 000 t avec des producteurs supplémentaires situés non loin d’un des 18 plates-formes TerreAzur en France. La tomate sera commercialisée sous la marque commerciale Locabel vers la restauration hors foyer principalement et les primeurs traditionnels.

Même si on peut attendre un produit plus cher que le standard, Jean-Brice Hernu, directeur de Pomona TerreAzur se veut clair : « Il ne s’agit pas d’une tomate de luxe ! Il existe en effet des contraintes de budget mais le légume n’est pas l’ingrédient le plus coûteux dans l’établissement d’un repas en collective. » Philippe Mauguin, PDG de l’Inra, rappelle d’autre part qu’il n’existe pas de fatalité ici : « On a trop entendu que la qualité n’était pas possible en restauration collective. Cela n’est pas vrai, les marchés publics permettent aujourd’hui d’introduire certains critères différenciants. »

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