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Mirabelles de Lorraine
Une récolte tardive et aux deux tiers mais de gros et bons fruits

Cela fait vingt ans que la petite prune de l'Est a obtenu son IGP ! En 1996, elle a été le premier fruit à obtenir cette indication. Depuis, elle ne cesse de communiquer et d'innover.

Malgré les récentes pluies incessantes, la récolte se présente, dans son ensemble, plutôt bien. Elle sera néanmoins hétérogène car le climat chaotique du printemps a perturbé la nouaison dans certains vergers. On estimait, au 9 juin, une récolte à 8 000 t (sur un potentiel de 12 000 t). La cueillette devrait commencer autour du 15 août, une semaine plus tard que ces dernières années. « Les fruits devraient être d'un très beau calibre et la qualité gustative au rendez-vous », précise Philippe Daniel, président de l'association Mirabelles de Lorraine.

Le marché du frais ne représente que 25 % de la cueillette, les 75 % restant sont destinés à la transformation. Un choix stratégique de l'association. Bruno Colin, directeur de Vegafruits, entreprise de transformation explique : « On a su trouver une alternative pour être présent toute l'année. C'est peut-être pour ça aussi qu'on a pu rester un fruit vraiment saisonnier ! » Autres points forts de l'association Mirabelles de Lorraine : la communication et la quête de nouveaux débouchés.

L'an dernier au festival Rock en Seine, certains jeunes ne savaient même pas que la mirabelle avait un noyau !

Pour la deuxième année consécutive, elle participera au festival Rock en Seine (du 26 au 28 août à Paris). Le contrat, signé pour trois ans, a pour objectif de capter une population jeune (75 % des festivaliers ont moins de 35 ans). L'an dernier, la mirabelle, seul fruit frais présent, y était vendue en shakers de 200 g (2 €). 650 kg ont été consommés durant le festival. L'opération sera renouvelé cet été. De jeunes producteurs participent aussi à l'événement pour parler des modes de production, de leur métier etc.

Commercialisation à Dubaï en test cet été

Cet été, la mirabelle de Lorraine s'exportera un peu vers Dubaï. « Nous allons tester le marché par l'intermédiaire d'un importateur local », précise Bruno Colin. « Pour une petite filière comme la nôtre, il faut vraiment qu'on se bouge et qu'on pense aux débouchés à venir si on ne veut pas mourir », ajoute-t-il. L'association aimerait faire le même test en Israël et cherche actuellement un partenaire.

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