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Prince de Bretagne
Tous les segments majeurs ont souffert en 2018

Le Cerafel a tenu son assemblée générale le 13 juin (lire aussi p. 1). Tous les produits phare de l’association accusent une baisse de chiffres d’affaires.

La gamme de tomates "cultivées sans pesticides" est élargie en 2019.
© Véronique Bergain - FLD

Pour les 2 600 producteurs bretons adhérents du Cerafel, l’année 2018 a été marquée par une baisse de chiffre d’affaires de 3,1 %. Le chou-fleur a subi sa 4e mauvaise saison d’affilée, avec un chiffre d’affaires en recul de 12 % malgré le développement de la vente télématique.

« Même si la campagne 2018-2019 s’est mieux déroulée, les baisses de surface de 6,6 % en 2017-2018 et 6,5 % en 2018-2019 pourraient se reproduire », estime Marc Kéranguéven, président du Cerafel.

En artichauts, du fait de la météo, le chiffre d’affaires a baissé de 15 %, malgré une excellente qualité. La saison a été très difficile aussi en choux pommés et en poireaux, avec en revanche de bons résultats en 2018-2019.

En tomates (plus du tiers de l’activité régionale), le chiffre d’affaires a baissé de 2 %, avec des difficultés surtout en tomates rondes et grappe. « En 2019, la diversification a donc été développée, notamment au printemps grâce aux progrès techniques, mais la saison a très mal démarré », poursuit le président.

L’année 2018 a été décevante aussi en pommes de terre primeurs, avec, en revanche, un contexte plus porteur. En échalotes, après une campagne 2017/2018 très mauvaise en volumes et valeur, la saison s’est mieux passée, avec une offre déficitaire qui a permis d’atteindre un prix moyen de 1,20 €/kg.

2018 a aussi été globalement satisfaisante en haricots secs Coco de Paimpol, avec des volumes en baisse de 18 % mais un prix en hausse de 5 %.

Développement du bio

Le bio a continué sa progression avec 20 000 t de légumes bio produits en 2018 (+16 %), 92 producteurs certifiés, 25 en conversion et un potentiel de 30 000 t en 2019 et 37 000 t en 2021.

La gamme se diversifie et, sur 117 producteurs, 16 sont aujourd’hui des exploitations sous abri représentant 31 % du chiffre d’affaires global du bio.

Échalotes et haricots secs Coco de Paimpol tirent néanmoins leur épingle du jeu.

Le plan stratégique de  Prince de Bretagne

« Les remises en cause en 2018 ont été nombreuses et violentes », a constaté Marc Keranguéven, président du Cerafel, lors de l’assemblée de l’AOP (lire ci-dessous). Face à la baisse de consommation de fruits et légumes de 3 % en 2018 et aux attentes des consommateurs (produits responsables, traçables, moindre sensibilité au prix, nouvelles habitudes d’achat et de consommation), la filière a décidé d’évoluer. Un plan stratégique a été élaboré pour développer l’écologie, la rentabilité, l’efficience et la flexibilité. Un travail est engagé pour mieux fédérer les sept OP du Cerafel, développer la transversalité (technique…) et élargir les synergies (Savéol, Solarenn, autres OP...).

L’offre sera adaptée, avec le développement du bio et du sans pesticides et la promotion de nouvelles solutions pour recruter des consommateurs (semoule de chou-fleur...). La transparence et la traçabilité seront développées, grâce notamment au digital. Un lien plus direct avec les clients et les consommateurs sera favorisé (davantage de vente en direct par Prince de Bretagne, rencontre du grand public...). Et l’engagement et la communication sur le Développement Durable et la RSE seront développés. « Notre organisation est à un tournant », a conclu Marc Keranguéven.

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