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UE
Tomate : « Importation marocaine et politique communautaire menace la production européenne » (Fepex)

Faisant écho des conclusions du groupe de contact européen pour la tomate qui s’est réuni début mai, la Fepex, fédération espagnole, pointe du doigt la croissance des importations marocaines et les politiques européennes. Retrait des projets de règlements européens et aide financière compensatoire sont une demande à l’Europe.

Deux caisses de tomates
Tomates
© Philippe Gautier - FLD

« L’importation incontrôlée de tomates du Maroc et la politique européenne quant aux phytos et aux emballages menancent la production européenne », a averti Fédération des producteurs exportateurs espagnols de fruits et légumes le 9 mai. La Fepex s’est fait le relai des conclusions des débats du groupe de contact Tomate de France, Espagne, Portugal et Italie, qui s’est réuni les 4 et 5 mai à Piré-Chancé, près de Rennes (Bretagne).

Selon les analyses du groupe de contact Tomate, la campagne d'été montre une tendance à la baisse de -5 % pour l'ensemble des pays, principalement en raison de la baisse des rendements.

Importations du Maroc : +52 % en 10 ans

Selon les chiffres de la Fepex, les importations communautaires de tomates du Maroc sont passées depuis 2013 (première année d’entrée en vigueur de l’accord d’association UE-Maroc qui prévoyait un quota préférentiel de 285 000 t) de 365 695 t à 557 225 t en 2022. « Ce volume monte même à 701 541 t si on inclut le Royaume-Uni. C’est sur le marché britannique où l’on observe le plus clairement la perte de compétitivité de la production européenne », regrette la Fepex, qui a précisé pendant la réunion du groupe de contact que les exportations espagnoles de tomates vers le Royaume-Uni ont chuté entre 2013 et 2022 de 143 182 t à 70 780 t (source : division des statistiques des Nations Unies).

Retrait des règlements européens et aide extraordinaire compensatoire

En outre, parce que « la politique communautaire dans le domaine des produits phytosanitaires et des emballages nuit à la production européenne », la Fepex demande que ces règlements en préparation soient retirés. Pour le projet de règlement sur les emballages, il est invoqué des « impacts négatifs » sur « la durabilité des cultures » et sur la commercialisation parce qu’il « ne permettra pas de facto de différencier la production communautaire de l'importation ».

La fédération voudrait aussi demander à la Commission européenne une « aide extraordinaire pouvant aller jusqu’à 10 % de la valeur de la production de tomates commercialisée par les organisations de producteurs, pour compenser les dommages causés, d’une part, par la négligence dans l’application des causes de coopération et de sauvegarde de l’accord d’association UE-Maroc, et d’autre part, par l’application des concessions tarifaires de l'Accord aux productions du Sahara Occidental, qui devient la principale zone d'exportation de tomates de ce pays ».

Interrogé, l'AOP Tomates et Concombres de France a indiqué le 10 mai être en préparation d'un courrier, en commun avec la Fepex, à destination de la Commission européenne et du Comité mixte.

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