Serres maraîchères : du nouveau dans les écrans thermiques
Les écrans thermiques permettent d’améliorer l’isolation des serres qui nécessitent alors moins de chauffage. Les fournisseurs d’écrans mettent au point de nouvelles technologies alors que la forte augmentation du gaz renforce l’intérêt de ces équipements.
Des écrans tissés ou tricotés
En France, deux types d’écrans thermiques sont utilisés : les écrans tissés et les tricotés. Les écrans tricotés, les plus répandus, sont composés de bandelettes plastiques entrelacées en boucles. Les écrans tissés, plus récents, sont construit à partir de bandelettes entrecroisées à angle droit. En termes de prix les deux types d’écrans se valent, avec un coût au mètre carré autour d’1,30 euro. Idem concernant les économies d’énergie potentielles, les deux technologies sont similaires avec au moins 47 % d’économie possible. La garantie est de cinq ans pour les tricotés et huit ans pour les tissés. Les écrans tricotés permettent, pour la plupart, de laisser passer plus de lumière, ce qui est primordial pour certaines cultures comme la tomate, mais sont généralement moins résistants que les écrans tissés, d’où la différence de durée de garantie. Mais la technologie tissée évolue. Phormium, seul fabricant d’écrans tissés, propose depuis quelques semaines un nouveau type d’écran tissé, toujours aussi résistant mais encore plus performant sur la luminosité que les écrans tricotés actuellement sur le marché.
Superposition d’écrans d’ombrage et thermique
L’écran thermique peut se cumuler avec un écran d’ombrage, pour augmenter les économies d’énergie jusqu’à 70 %. L’écran thermique doit être le plus transparent possible et l’écran d’ombrage à 30 % de réduction maximum. Cela permet de les déployer simultanément sans trop réduire la luminosité de la serre, bien qu’elle soit obligatoirement diminuée. Ce dispositif ne peut pas s’appliquer partout : la serre doit être suffisamment haute pour superposer les deux écrans, et l’architecture de soutien doit être adaptée.