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E-commerce
Rungis se lance dans le grand bain des “market places”

L’émergence des places de marchés numériques n’a pas échappé au marché de gros francilien. Au printemps 2018, il devrait disposer de son propre “Alibaba”.

Selon la Fevad (fédération e-commerce et vente à distance), les achats BtoB dématérialisés devraient passer de 20 % en 2015 à 32 % en 2020. Le marché de Rungis ne pouvait être hors de cette tendance et a présenté, courant mars, aux grossistes son projet de place de marché qui devrait être opérationnel au printemps 2018. Celle-ci offrira un nouveau canal de commandes pour les acheteurs et pour les grossistes, de disposer d’un outil business, permettant d’étendre leur zone de chalandise tout en maîtrisant leur politique commerciale. L’offre de la Semmaris inclura aussi tout une ribambelle de services dont, par exemple, la gestion de la solvabilité des acheteurs, celle de la police d’assurance-crédit et celle des relances et recouvrement. Vendre de cette façon requiert une organisation logistique particulière (approvisionnement, stock, colis…). En l’espèce, la place de marché devrait offrir des solutions logistiques mutualisées, à tarifs négociés et complémentaires de celles déjà mises en place par les grossistes. La Semmaris a lancé, l’an dernier, une bourse de fret privative qui pourrait s’avérer être utile pour certains transports.

Plusieurs étapes jusqu’à mai 2018

La phase de conception s’étend d’avril à septembre 2017. Des grossistes “pilotes” aideront les concepteurs à déterminer les fonctionnalités spécifiques et indispensables. Ils valideront aussi les éléments pratiques et fonctionnels de la place de marché. La période entre août 2017 et janvier 2018 sera consacrée au développement technique de la plate-forme et aux formations personnalisées des vendeurs (ateliers, tutoriels vidéo). À partir de janvier 2018, les grossistes auront jusqu’à mai pour mettre en ligne leurs produits, leurs tarifs et préparer leur page d’entreprise. Là aussi, ils seront assistés pour la réalisation de leur “e-boutique” (documents supports, assistance téléphonique, vidéos…). Ce lancement tombe bien alors que, selon la Fevad, les distributeurs sont de plus en plus attentifs à la montée en puissance des places de marché BtoB, surtout celle d’Amazon qui développe un vrai modèle intégré (plates-formes logistiques propres, compagnie maritime et aérienne propres…)

À partir de janvier 2018, les grossistes auront quatre mois pour mettre en ligne leur offre.

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