Aller au contenu principal

Rungis : A quoi va servir le nouveau composteur du Potager de Marianne ?

Fruit d’un partenariat inédit entre la Semmaris, Le Potager de Marianne et Upcycle, ce nouveau composteur transformera en amendements et engrais naturels les fruits et légumes qui ne peuvent plus qualitativement être distribués.

Nathan Bardin, directeur du Potager de Marianne : « L’usage régulier de ce composteur, qui est une expérimentation, doit participer à la réduction de la facture de gestion des déchets des opérateurs du marché »
© Philippe Gautier-FLD

le 4 avril dernier, Le Potager de Marianne (ANDES-groupe Sos), spécialisée dans la collecte et la distribution des invendus alimentaires  sur le marché de Rungis, a inauguré un nouvel équipement : un composteur de fruits et légumes trop abimés pour entrer dans le circuit de distribution caritative. L’objectif est d’optimiser le traitement des produits travaillés par le Potager de Marianne.

Cela permettrait par ailleurs de d’améliorer l'empreinte environnementale à l'échelle du MIN sur le volet gestion des déchets (fruits et légumes, cagettes et cartons). « En plus de ses missions de récupération de denrées, de tri, de préparation et de livraison de commandes, le Potager de Marianne a comme nouvel objectif de valoriser les fruits et légumes qui ne peuvent pas être distribués en les compostant sur place ce qui réduit l’impact carbone de leur traitement . Ce composteur n'est pas qu'un moyen pour le Potager de Marianne de traiter localement ses biodéchets. Il répond bien évidement à la hausse des volumes d'invendus à revaloriser dans les circuits de l'aide alimentaire » explique Nathan Bardin, directeur du Potager de Marianne. Par ailleurs en tant que chantier d’insertion, il va permettre de développer une formation spécifique pour les personnes éloignées de l'emploi travaillant au Potager de Marianne. Il s’agit de métiers à forte technicité et à très forte utilité environnementale, un profil demandé aujourd’hui.  

 

 

80 tonnes de compost par an

Le Potager de Marianne s’est tourné vers Upcycle pour ce nouvel aménagement. Créée en 2011, en s’appuyant initialement la culture de pleurotes sur du marc de café sous la marque « La Boîte à champignons », activité reprise par Kroptec, Upcycle s’est orienté en 2020 sur le compostage et les usages du compost. La société développe du matériel innovant de compostage électromécanique (ici mis en œuvre à Rungis) et des logiciels associés tut en assurant la formation des personnels.

Le compacteur a une capacité de production d’environ 80 tonnes par an. Le Potager de Marianne entend vendre ce compost en circuit court. Il a déjà assuré sa première vente auprès de Mairie de Rungis pour les vergers de la  Plaine de Montjean, dans le cadre du centre de formation agricole de la ville (qui développé une formation spécifique en maraichage bio). Ce nouvel équipement préfigure un projet plus ambitieux de plateforme de tri pour une gestion des invendus alimentaires, dont le lancement est prévu en 2024. C’est ce que Stéphane Layani, Président directeur général de la Semmaris a annoncé à l’occasion de l’inauguration le 4 avril.

 

Les plus lus

<em class="placeholder">Le tracker Okwind installé sur la Ferme de Torchy, exploitation maraîchère à à Dampierre-en-Bray en Seine-Maritime. </em>
Energie : « J’économise 12 000 euros par an grâce à un tracker solaire »

La Ferme de Torchy, en Normandie, s’est équipée d’un tracker solaire Okwind pour réduire sa facture d’électricité liée à sa…

<em class="placeholder">Mise en place d&#039;un filet de protection P17 face aux problèmes de virus, notamment de MWMV, rencontrés par de nombreux producteurs de courgettes dans le sud-est de la France</em>
Courgette : Quelles solutions face au virus MWMV ?

Le virus Moroccan Watermelon Mosaic Virus, ou MWMV, a fait des ravages en culture de courgettes dans le sud-est de la France…

<em class="placeholder">Lucie et Clément Tourre, arboriculteurs à Bellecombe-Tarendol dans les Baronnies provençales, en Drôme, ici dans un verger d&#039;abricotiers. </em>
Drôme : « Pour nos abricots, nous nous sommes réorganisés pour aller chercher de la valeur »
Production, emballage, commerce, logistique : Lucie et Clément Tourre s’engagent sur tous les fronts pour la performance…
<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-…

<em class="placeholder">Camille Savouré, productrice de myrtilles au Verger de La Croix à Pierrefitte sur Sauldre dans le Loir-et-Cher. </em>
Myrtille : des modèles économiques de production variés sont possibles

Pour montrer la diversité des modèles économiques possibles, l’association des producteurs de myrtilles de France recueille…

<em class="placeholder">Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival.</em>
Lot-et-Garonne : « En horticulture, d'apprenti à chef d'équipe, des évolutions sont possibles »

Quels arguments pour attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes