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Retour à la normale pour les abricots européens

Les abricots seront présents sur les étals cette année dans tous les pays producteurs. Un hiver et un printemps plus cléments qu’en 2016 permettent de prévoir une récolte avoisinant les 570 000 tonnes.

SEULS LES VOLUMES ESPAGNOLS D’ABRICOTS seront à la baisse, les autres pays du bassin méditerranéen retrouvent leur plein potentiel de production.
© INRA GOTHERON

« Le volume d’abricots récolté en Europe en 2017 devrait être normal », annonce Eric Hostalnou coordinateur des prévisions de récolte abricots présentées au Medfel fin avril à Perpignan. 570 000 tonnes, 17 % de plus qu’en 2016, c’est le chiffre qui a été établi avant la vague de froid qui s’est abattue fin avril sur la France et l’Italie. « Mais en France, les dégâts de gel sont localisés sur certaines parcelles et ne devraient pas affecter le potentiel de production global », analyse Sabine Alary, co-présidente de la SIPMM abricot. La floraison a été abondante et la nouaison s’est bien déroulée dans tous les pays. Seule la variété Bulida, présente sur les deux tiers des vergers de la région de Murcie en Espagne, a subi une chute physiologique importante. L’Espagne sera donc le seul pays à avoir une récolte inférieure à 2016. Près de 100 000 t sont attendues. « L’hiver froid a permis un bon repos végétatif de nouvelles variétés », commente Jean-Luc Angles, de l’entreprise Anecoop. Un hiver exceptionnel pour ces variétés qui, selon ce directeur commercial, ne sont pas toujours adaptées aux conditions espagnoles. « Certains producteurs qui les ont plantées font marche arrière », insiste Jean-Luc Angles. A contrario, la France, l’Italie et la Grèce retrouvent leur plein potentiel de production. En 2016, gel, grêle et hiver doux l’avaient affecté. L’Italie conserve son rôle de leader avec environ 240 000 t prévues pour 2017, soit 20 % de plus qu’en 2016. Les surfaces plantées ont tendance à augmenter chaque année. Cette tendance s’observe surtout dans le Sud, où la zone de production s’étend en dehors des régions traditionnelles de Campanie et Basilicata. « Les abricots sont principalement produits pour le marché du frais, précise Elisa Macchi, du Centro Serivizio Ortofruticolo. Le marché national absorbe 90 % des volumes avec une augmentation régulière de la consommation interne de ce fruit ».

Un écoulement lent et régulier en 2016

La France devrait presque retrouver son niveau de production moyen 2011-2015 avec 150 000 t annoncées. « La vallée du Rhône sera présente cette année avec une belle qualité », pointe Sabine Alary. Les plantations sont en progression surtout dans le Sud. « Les pêches sont remplacées par des abricots dans les Pyrénées-Orientales », confirme Eric Hostalnou. « Nous avons 10 à 15 jours d’avance. Les premiers abricots français devraient arriver mi-mai, lance Vincent Faugier, co-président de la SIPMM abricot à l’adresse des distributeurs présents dans la salle. Nous aurons donc 15 jours supplémentaires de vente ». La Grèce, après plusieurs années difficiles, pourra exprimer cette année son plein potentiel de production : 77000 t sont attendues. Près de 60 % de plus que la moyenne 2011-2015. « Les variétés produites sont à double fin, précise Eric Hostalnou. Mais des variétés modernes ont commencé à être plantées ». La filière espère un été comme en 2016. « Les ventes sur le mois de mai 2016 ont été très satisfaisantes. Un peu plus hétérogènes par la suite », analyse retrospectivement Jean-Luc Anglès. « L’écoulement était lent et régulier sur la deuxième partie de campagne du fait de prix élevés », explique Vincent Faugier.

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