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arboriculture
PSA cède la place en kiwi

La bactérie PSA reste la principale problématique sur kiwi en 2016 mais les contaminations n’ont pas progressé dans le Sud-ouest. Des souches moins virulentes ou plus opportunistes ont été détectées dans la Drôme.

La météo catastrophique de ce printemps a été très favorable à la bactérie Pseudomonas syringae pv actinidiae (PSA). Dans le Sud-ouest, elle s'est manifestée par des nécroses sur boutons floraux, sur sépales et par des dessèchements de pousses. Dans ces parcelles, des fruits déformés ont été plus fréquemment observés. « Mais dans l'ensemble, la situation s'améliore sur les parcelles historiquement touchées par la bactériose : pas de nouvelle parcelle infectée, très peu d'exsudats observés sur troncs et charpentières », témoigne Nathalie Rivière, de la chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne. Au-delà de la pluviométrie, le vent reste un facteur prépondérant dans la dissémination de PSA. Les vergers soumis au vent dominant présentent des dégâts plus importants. De même, des symptômes de PSA sont apparus ce printemps dans des parcelles de la zone du Tarn-et-Garonne touchées par la tempête d'août 2015, provoquant d'innombrables dégâts et blessures, et laissant les vergers inaccessibles au moindre pulvérisateur. Dans la Drôme, une prospection en verger de kiwi a été effectuée autour d’un foyer de contamination. Près de 13 % des surfaces prospectées a été contaminé. Les trois quarts des contaminations a concerné la variété Hayward. « Des analyses ont été réalisées dans les parcelles avec des symptômes visuellement attribués à PSA. Elles ont révélé la présence de deux autres bactéries, différentes de PSA (biovar 3) », note Manuela Dagba, de la Fredon Rhône-Alpes. Pseudomonas syringae pv. actinidifoliorum correspond au biovar 4, il est moins virulent que le biovar 3 mais il pourrait provoquer à terme une perte de rendement et le dépérissement de l’arbre. Pseudomonas syringae pv. syringae est plus opportuniste et affecte les arbres affaiblis par un stress hydrique, ce qui était le cas en 2016. « Cela met en évidence toute la difficulté à évaluer la contamination par PSA sur symptômes primaires par les taches nécrotiques sur feuilles », analyse Manuela Dagba.

AVIS D’EXPERT

Morts par asphyxie

NATHALIE RIVIÈRE, chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne

« La pollinisation a fait défaut cette année, dans les parcelles où il manque des mâles, à la suite de la prophylaxie conduite contre PSA les premières années. En 2016, l’asphyxie et le phytophthora causent encore la mortalité d’arbres. Dans les parcelles les plus touchées, les dépérissements peuvent concerner jusqu’à 50 % des arbres. Les racines de couleur orange – jaune témoignent de la présence de phytophthora. Nous payons les conséquences des hivers pluvieux depuis 2013. Mais la problématique a tendance à se résorber. Le travail du sol améliore la situation à moyen terme mais il n’existe toujours pas à ce jour de produit homologué sur cette espèce pour lutter contre ce champignon ».

Rédaction Réussir

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