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Pourquoi la coopérative Fleuron d’Anjou veut expédier ses légumes en Europe ?

La coopérative du Val de Loire, Fleuron d’Anjou, a affirmé ses ambitions à l’occasion de ses 60 ans : devenir le leader des produits santé et bien-être et développer ses ventes vers l’Europe.

Bruno Gautier, président de Fleuron d’Anjou : « L’expédition en Europe constituera une sécurité en cas de crise de la consommation en France ».
© Véronique Bargain - FLD

« Notre objectif aujourd’hui est de devenir le référent santé et bien-être dans le végétal et les légumes », rappelle Bruno Gautier, président de Fleuron d’Anjou depuis janvier 2022.

Afin d’atteindre cet objectif, quatre axes stratégiques ont été définis : le pacte coopératif, qui passe par la juste rémunération des producteurs et une politique RSE qui devrait être certifiée dans les prochains mois, la digitalisation, la valorisation de la marque Fleuron d’Anjou comme leader du végétal santé bien-être et l’innovation en phase avec les attentes du marché.

Une nouvelle identité visuelle avait été créée en 2021, avec une fleur de lys stylisée évoquant un haut niveau d’exigence, l’appartenance territoriale et le lien à la nature.

 

Le développement du bio en stand-by

En légumes, l’innovation passe par une offre plus naturelle, le développement de la HVE, de nouvelles solutions d’emballages alternatives au plastique, même si le sachet papier pour les radis équeutés ne donne pas satisfaction actuellement, ou encore le bio. Des producteurs arrivent actuellement en fin de conversion, mais les difficultés du marché de la bio en 2022 font que son développement est aujourd’hui en stand-by.

 

IGP sur l’Asperge et expéditions vers l’Europe en vue

Un collectif a été créé pour faire reconnaître une IGP Asperge du Val de Loire. Un autre axe en légumes est le développement des ventes dans d’autres pays d’Europe. « Actuellement, les légumes Fleuron d’Anjou sont essentiellement vendus en France, explique Bruno Gautier. La baisse de consommation dans notre pays liée à l’inflation nous amène toutefois à vouloir désormais développer les expéditions ailleurs en Europe ».

En 2021, pour se recentrer sur la valorisation des produits du territoire sous sa marque, Fleuron d’Anjou avait cédé ses filiales de négoce de fruits et légumes FDA International et La Renomière. « Historiquement, ces filiales étaient essentiellement axées sur la pomme et le grand export et ne correspondaient donc pas aux produits de la coopérative, ce qui nous a amenés à nous en séparer, explique Bruno Gautier. Nous avons aujourd’hui recruté un commercial pour développer les ventes des légumes Fleuron d’Anjou en Europe, notamment l’échalion, actuellement expédié vers les pays du nord par un expéditeur, mais aussi l’échalote puis d’autres produits. La seule limite sera le sourcing pour étoffer la gamme. L’expédition en Europe constituera une sécurité en cas de crise de la consommation en France ».

La coopérative Fleuron d'Anjou en quelques mots

Créée par 7 producteurs en 1962, avec comme principaux produits la carotte, la tomate, l’artichaut et l’oignon, la coopérative Fleuron d’Anjou, née de fusions successives, a peu à peu élargi son activité à de nouveaux légumes et, à partir de 1980, aux fleurs et aux plantes. Elle regroupe aujourd’hui 80 adhérents, avec une station de conditionnement principale basée à Allones, près de Saumur, 300 salariés et deux filiales pour l’horticulture, Taugourdeau Plantes et Plants et VegeSupply. En 2022, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 56 M€ (63 M€ en 2021), la moitié en légumes, la moitié en horticulture.

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