Aller au contenu principal

Congrès Fedepom à Barcelone
Pommes de terre : les Français doivent mieux répondre aux attentes espagnoles

Objet de forte concurrence entre enseignes, la pomme de terre doit revaloriser son image en Espagne. Il faut produire en France les variétés demandées en Espagne.

En Espagne, la crise de 2008 a laissé des traces. « On a beaucoup souffert et il est difficile de reprendre un rythme normal », constate Juan Antonio Villar, acheteur pommes de terre d’Al Campo (l’enseigne espagnole d’Auchan). Il intervenait aux côtés de trois autres conditionneurs catalans lors du congrès de Fedepom qui se déroulait à Barcelone sur le thème "État et perspectives du marché espagnol".

« Le prix représente le premier critère d’achat des GMS espagnoles et le sac de 5 kg est utilisé comme arme de concurrence entre enseignes ! », reconnaît-il. C’est dire si les marges de progrès sont encore importantes, tant du côté variétal et des périodes de commercialisation adaptées à la variété que des efforts à déployer sur le stockage permettant de mieux faire correspondre la variété à sa période de vente optimale…

Trop de variétés proposées

Tout comme la France, l’Espagne voit sa consommation baisser et doit répondre à de nouvelles tendances. C’est ainsi que, depuis la crise, les Espagnols fréquentent de plus en plus les supermarchés (plusieurs fois par semaine) au détriment des hypers. Le vrac a le vent en poupe, notamment chez les personnes plus âgées. Chez Patatas Meléndez, il représente 25 % des ventes ! Quant aux jeunes, ils se tournent de plus en plus vers le bio.

Les critiques des Catalans à l’égard de la marchandise proposée aux clients espagnols sont sévères : « On privilégie la productivité au détriment de la saveur et du goût », lance Pedro Abel de la société Pedro Torribas en insistant pour que l’on fasse « primer la qualité gustative sur la qualité visuelle ».

Pour Juan Manuel Coello de Patatas Meléndez, qui ne croit pas au développement de la segmentation et regrette la multitude de variétés proposées, « on a tout simplement oublié les clients ! ».

Les chairs fermes, que la France voudrait promouvoir de ce côté des Pyrénées, ont-elles un avenir ? Miguel Garcia Vacas, de la société Zamorano, s’y est attelé pendant cinq ans. « C’est difficile », reconnaît-il, surtout dans un pays où la demande est majoritairement orientée vers une pomme de terre "fritable".

Thierry Becqueriaux

Rédaction Réussir

Les plus lus

<em class="placeholder">Le tracker Okwind installé sur la Ferme de Torchy, exploitation maraîchère à à Dampierre-en-Bray en Seine-Maritime. </em>
Energie : « J’économise 12 000 euros par an grâce à un tracker solaire »

La Ferme de Torchy, en Normandie, s’est équipée d’un tracker solaire Okwind pour réduire sa facture d’électricité liée à sa…

<em class="placeholder">Lucie et Clément Tourre, arboriculteurs à Bellecombe-Tarendol dans les Baronnies provençales, en Drôme, ici dans un verger d&#039;abricotiers. </em>
Drôme : « Pour nos abricots, nous nous sommes réorganisés pour aller chercher de la valeur »
Production, emballage, commerce, logistique : Lucie et Clément Tourre s’engagent sur tous les fronts pour la performance…
<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-…

<em class="placeholder">Camille Savouré, productrice de myrtilles au Verger de La Croix à Pierrefitte sur Sauldre dans le Loir-et-Cher. </em>
Myrtille : des modèles économiques de production variés sont possibles

Pour montrer la diversité des modèles économiques possibles, l’association des producteurs de myrtilles de France recueille…

<em class="placeholder">Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival.</em>
Lot-et-Garonne : « En horticulture, d'apprenti à chef d'équipe, des évolutions sont possibles »

Quels arguments pour attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival,…

<em class="placeholder">Les producteurs de prunes du Lot-et-Garonne Théophile et Christophe de Hautefeuille.</em>
Lot-et-Garonne : « En arboriculture, il y a beaucoup de stratégies d'entreprise possibles »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pour Théophile de Hautefeuille, pruniculteur et dirigeant de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes