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Lancement de campagne
Pomme et poire : une belle campagne française s'annonce

L’ANPP a lancé officiellement la campagne pommes et poires 2020-2021 le 27 août par vidéo conférence. Les indicateurs, tant au niveau français qu’européen sont au vert.

© Pixabay

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La campagne française de pommes devrait être meilleure que l’année dernière

En raison de l’alternance et du climat, à 1,431 Mt, la récolte française de pommes est inférieure à la moyenne décennale (1,521 Mt) et à la récolte de l’année dernière (1,651 Mt), qui avait été marquée par de petits calibres. Les variétés dites internationales sont en déficit (-19% sur un an ; -13% comparé à la moyenne 2016-18-19). Si la baisse est très marquée en Golden, on retrouve plus de stabilité en Gala dont les vergers continuent de croître. En variétés club (-5 % sur un an ; +5 %), les rendements hectares, plutôt limités, sont compensés par la croissance des vergers. Les variétés terroir (-5 % ; -7 %) accusent une baisse de rendement et de volumes qui reste modérée.

Au niveau européen, à 10,711 Mt, la récolte est équivalente à l’année dernière mais loin du plein potentiel, estimé à plus de 13 Mt. Le potentiel pour le marché du frais est inférieur à celui de l’année dernière -la Pologne prévoit notamment d’orienter 55% de ses volumes vers la transformation en raison d’une qualité médiocre. Les récoltes sont en général en avance, sauf pour la Pologne qui annonce une semaine de retard.

Covid, Brexit, parité monétaire…. des éléments externes à surveiller pour la pomme

Vincent Guérin, responsable des affaires économiques à l'ANPP, résume : « Cette année, tous les pays européens sont sur un même pied d’égalité en termes de récolte donc on verra sûrement un comportement commercial plus équilibré. L’offre française est suffisante pour satisfaire le marché national et la qualité, la coloration, les calibres la fermeté sont satisfaisants. Les indicateurs sont au vert pour une belle campagne. Il y a néanmoins des éléments d’incertitude à surveiller : quid de la disponibilité de la main d’œuvre ? Concernant la crise Covid-19 : quel sera le comportement du consommateur par rapport à son pouvoir d’achat, de la rémanence de la préférence nationale et locale et pour le pré-emballé ? Des questions aussi autour du Brexit, mais aussi le fonctionnement des ports et la parité euro-dollar qui nous est en ce moment moins favorable. La progression de la demande du bio sera-t-elle aussi rapide que celle de l’offre ? »

 

anpp
L'ANPP a lancé la campagne pommes et poires par vidéo conférence le 27 août. De gauche à droite : Daniel Sauvaitre
(président), Vincent Guérin (responsable des affaires économiques) et Josselin Saint-Raymond (directeur).

 

La campagne de poires est prévue équilibrée

Estimée à 124 000 t, la récolte française de poires est quasi équivalente à celle de la campagne dernière (121 000 t) mais loin de la moyenne décennale (144 000 t). On note un recul des poires d’été (68 000 t ; -6% sur un an ; -5% comparé à la moyenne 2016-18-19) et un niveau intermédiaire pour les variétés automne-hiver (46 000 t ; +15% ; -7%). En Europe, la récolte n’atteint pas la moyenne. « Tous les indicateurs sont au vert, la campagne s’annonce équilibrée et de belle qualité », précise Vincent Guérin.

La fin du déclin de la poire française?

Les volumes modérés de cette année sont dus aux conditions climatiques du printemps et non pas au déclin du verger français que l’ANPP estime enrayé depuis trois-quatre ans. Les nouveaux vergers sont longs à entrer en production. « On observe un certain nombre d’organisations de producteurs qui repartent sur la poire suite à des essais variétaux prometteurs, des résultats économiques satisfaisants pour les producteurs ces dernières années en poire et un engouement des consommateurs pour l’origine France et le local alors qu’aujourd’hui nous ne sommes pas autosuffisants – seule une poire consommée sur deux est origine France », analyse Vincent Guérin.

 

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