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Pommes de terre

Pomly : se diversifier et valoriser

La société picarde ne cesse de se différencier en poussant certaines variétés auxquelles elle croit et en cherchant à se développer sur des créneaux porteurs.

Parmi les initiatives de Pomly, la gamme "Les idéales" avec des packagings vintage en rupture avec le reste du rayon. © Claire Tillier

Pomly (ou Pomliberty, le nom commercial de la société) qui réunit 18 producteurs de pommes de terre, tous installés dans un rayon de 25 km autour de l’unité de conditionnement à Ham, dans la Somme continue sur sa lancée. Elle avait créé en 2015 la Gwennie nom commercial de la variété Gwenne (dont le nom faisait « trop breton » selon l’initiateur de la marque, le président de Pomly, Arnaud Lambert). « Au début, nous étions quatre à en produire », se souvient, Arnaud Lambert. Après un lancement couronné de succès à Lyon-Corbas, puis à Rungis (Cf. FLD Hebdo du 28 janvier 2015), cette pomme de terre a peu à peu trouver son public. Aujourd’hui, c’est la variété la plus cultivée chez Pomly. Elle représente un tiers de la production. « Cette année, nous avons fait des tests en magasin chez Grand Frais, qui est plutôt anti-marque, rappelle Arnaud Lambert. Au début, c’était difficile, car le produit verdissait trop vite, mais au final les clients l’ont réclamée. Preuve que le produit se défend lui-même très bien ».

Pomly développe aussi cette année, la Lady Anna, une pomme de terre idéale pour les frites. « De 50 ha l’an dernier, nous passerons à 250 ha. Sur ce produit, le problème est de trouver le juste prix pour le producteur », déclare Aranud Lambert.

Des objectifs de développement sur le bio et le Label rouge

Difficile d’innover vraiment sur le pomme de terre et « chez Pomly, on ne peut pas trop augmenter en volumes », rappelle Arnaud Lambert. Si la société fournit aujourd’hui de 25 000 et 30 000 t. Elle espère pouvoir passer de à 35 000 t. Pour valoriser leur production, les agriculteurs réunis au sein de Pomly pensent développer une production Label rouge (notamment avec la variété Alliance) et sur le bio. « Le Label rouge se fera avant le bio, précise Arnaud Lambert, car faire de la pomme de terre bio, c’est vraiment difficile à cause du mildiou. La recherche avance, mais j’espère qu’à force, on ne va pas dénaturer le goût. Et chez Pomly, on veut le faire bien : donc si on s’y met, on aura sûrement une station dédiée ».

 

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