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OMC : Européens et Latino Américain ont trouvé un accord de principe

Un accord de principe a été trouvé entre Union européenne et pays d’Amérique Latine sur le régime d’importation des bananes. Les pays ACP se sentent floués et sont prêts à bloquer le processus.

L’annonce, le week-end dernier, que l’Union européenne et les pays exportateurs d’Amérique latine avait trouver un accord de principe sur le régime d’importation des bananes, mettant ainsi virtuellement fin à 15 ans de guerre commerciale, a provoqué un véritable séisme dans les couloirs de l’OMC à Genève. Les négociateurs se sont entendus sur les chiffres : l’accord comprend une baisse progressive des droits de douanes qui passeraient de 176 actuellement à 148 euros la tonne à partir de 2009, pour tomber progressivement à 114 euros en 2016. Ce chiffre est légèrement plus bas que les 116 euros proposés il y a deux semaines par le directeur général de l'OMC, Patrick Lamy et une année s’ajoute sur le calendrier de mise en œuvre (2015 à l’origine).

L’évolution du dossier a provoqué un incident diplomatique : les pays du groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP) ont quitté une réunion plénière lundi à l'OMC pour protester contre cet accord quasi-finalisé qui, à leurs yeux, ne leur permettait désormais plus de peser dans les négociations. Cet accord encore à finaliser, a donc provoqué de très vives réactions de la part des pays ACP dont les bananes entrent sans droits de douanes sur l’Union européenne. Durant la semaine précédente, ils avaient souligné leur opposition mais avaient aussi fait des contre-propositions. Ils avaient ainsi indiqué la semaine dernière qu'ils étaient prêts à accepter un droit de douane de 116 euros mais exigé un calendrier d'application plus long de cinq ans, afin de pouvoir mettre à niveau leur production. La dernière en date proposait un droit de douane à 109 euros la tonne sur une période s'étendant jusqu'en 2017, avec une montée en charge plus lente.

La véritable « course de vitesse » engagée à Genève n’est pas terminée. Mercredi, date butoir, sera décisif : pour certains, si un accord doit être trouvé, il devra être approuvé par le Conseil général de l’OMC (153 pays), ce qui devrait permettre d’offrir des garanties juridiques sur l’évolution du dossier.

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