Aller au contenu principal

Fruits secs
Noisette : des opportunités de développement

Le marché de la noisette est en fort développement au niveau mondial. Unicoque (marque Koki) prévoit de tripler sa production d’ici 2030.

« Les industriels européens s’intéressent davantage aujourd’hui aux noisettes provenant de France, Espagne et Italie, pour des raisons de traçabilité et de qualité », a expliqué Bruno Saphy.  © Véronique Bargain - FLD
« Les industriels européens s’intéressent davantage aujourd’hui aux noisettes provenant de France, Espagne et Italie, pour des raisons de traçabilité et de qualité », a expliqué Bruno Saphy.
© Véronique Bargain - FLD

D’ici 2030, la coopérative Unicoque pourrait passer de 10 000 t de noisettes commercialisées à 30 000 t. « La demande est en forte augmentation », a expliqué, lors du Sival, Bruno Saphy, directeur du pôle Développement d’Unicoque. Depuis dix ans, la production et la consommation de fruits à coque sont en très forte croissance au niveau mondial. En noisettes, le potentiel dépasse 1 Mt, avec la prédominance de la Turquie (900 000 t), suivie de l’Italie (120 000 t), de la Géorgie-Azerbaïdjan (90 000 t), du Chili (60 000 t), de l’Oregon (40 000 t), de l’Espagne et de la France.

« En France, le potentiel est de 16 000 t, soit 1 % de la production mondiale ». 95 % sont destinés à l’industrie (chocolaterie, pâtisserie, snacking, salaisonnerie, huiles, cosmétiques…), l’Allemagne absorbant 24 % des volumes, l’Italie 23 % et la France 9 %.

Créée en 1979 en Lot-et-Garonne, Unicoque regroupe 95 % de la production française, avec 330 adhérents, à 65 % dans le Sud-Ouest, le reste jusqu’au Val de Loire et au Centre, pour 6 500 ha de quatre variétés. À la différence de la Turquie, la production y est très mécanisée et très organisée. Cinq sites dans le Sud-Ouest permettent le nettoyage et le séchage, la transformation et le conditionnement étant réalisés à Cancon (Lot-et-Garonne). 50 % des noisettes sont vendues en coque en Europe, chacune gravée au laser à la marque Koki. 50 % sont décortiquées pour l’industrie. « La différenciation se fait par la marque Koki qui garantit 98 % de fruits comestibles. » En plus de la certification IFS, Unicoque s’est engagée en 2012 dans des démarches environnementales et désormais dans la HVE. Une diversification vers des produits élaborés (noisettes grillées, huile…) a aussi été engagée. Et la coopérative offre à des producteurs la possibilité de se diversifier en plantant des noisetiers, avec un objectif en 2030 de 500 producteurs pour 10 000 ha. « Le modèle de production actuel permet une marge directe de 1 100-1 600 €/ha pour 40-45 h/ha de travail. La principale contrainte est qu’il faut de l’eau. Nous envisageons aussi de créer de petites unités de stabilisation séchage pour des groupes de producteurs ». Vingt-trois producteurs se sont lancés en 2019 et quinze projets sont à l’étude. La principale menace reste le balanin, ravageur très problématique dont la protection repose aujourd’hui sur des nicotinoïdes sous dérogation. « 600 000 €/an sont investis en recherche pour trouver des solutions de biocontrôle contre ce ravageur », assure Bruno Saphy.

Forte de 330 adhérents, la coopérative Unicoque regroupe 95 % de la production française.

Les plus lus

<em class="placeholder">Production légumière . Récolte de l&#039;ail dans la Drôme .</em>
Ail : 7 infos à connaître sur sa consommation

Porté par son statut de condiment, l’ail reste très largement consommé en France. Mais les achats reculent sous l’effet de l…

<em class="placeholder">Christophe De Hautefeuille, pruniculteur, et président du BIP, posant pour une photo dans son verger de pruniers dans le Lot-et-Garonne. </em>
Pruneau dans le Lot-et-Garonne : « Les effets de la canicule sont stupéfiants » 

Christophe de Hautefeuille, pruniculteur bio installé sur 43 ha à Sembas, dans le Lot-et-Garonne, également président du…

Test d'un enjambeur Romanesco en maraîchage.
Maraîchage en Seine-Maritime : « J’ai choisi un lit de désherbage capable de faire d’autres tâches. »

Maraîcher à Octoville-sur-Mer en Seine-Maritime, Anicet Deschamps utilise depuis deux ans l’enjambeur modulaire de…

<em class="placeholder">Sarah Monteux, responsable administrative et commerciale du groupement de producteurs Terre de Crau – Mas Saint Paul, psoe dans un verger, dans les Bouches-du-Rhône. </em>
Canicule dans les Bouches-du-Rhône : « On a perdu entre un demi et un calibre en pêches et nectarines »
Sarah Monteux, responsable administrative et commerciale du groupement de producteurs Terre de Crau – Mas Saint Paul, dans…
<em class="placeholder">Robot de désherbage éelctrique Andela ARW</em>
Désherbage en cultures légumières : des robots de désherbage électrique ciblé autonomes en énergie

Distribués en France par Stecomat, les robots de désherbage électrique du constructeur néerlandais Andela sont autonomes en…

<em class="placeholder">Thierry Moisy, président de l’Association nationale pommes poires et arboriculteur, pose dans son verger.</em>
Canicule en Indre-et-Loire : « J’anticipe des pertes de volumes de 20 % sur les pommes précoces », évalue le producteur Thierry Moisy

Thierry Moisy, président de l’Association nationale pommes poires, cultive 10 hectares de pommes et un demi-hectare de poires…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes