Maraîchage : les reconvertis attirés par l'exploitation maraîchère pour leur installation
Eloi a présenté la première édition de son baromètre de l’installation agricole lors du Salon de l’agriculture 2026. Cette entreprise spécialisée dans la transmission des exploitations agricoles en dresse le bilan pour la filière maraîchage.
Eloi a présenté la première édition de son baromètre de l’installation agricole lors du Salon de l’agriculture 2026. Cette entreprise spécialisée dans la transmission des exploitations agricoles en dresse le bilan pour la filière maraîchage.
Le baromètre Eloi a sondé, toutes filières confondues, 400 repreneurs d'exploitations agricoles. Les freins rencontrés à l'installation et les principales motivations en maraîchage sont spécifiques à cette filière.
Plus de repreneurs non issus du milieu agricole en maraîchage
Le maraîchage attire plus de personnes non issues du milieu agricole (93% des répondants) que les autres filières (62%). Pour Maxime Pawlak, président de Eloi, l’exploitation maraichère attire les reconvertis car sa taille est jugée plus humaine qu’une exploitation grandes cultures. Idem pour les exploitations animales, « le côté végétal fait moins peur que le côté animal », ajoute Maxime Pawlak.
Le financement, principal frein à l’installation
Pour les répondants, toute filière confondue, trouver des terres est le problème principal à leur installation (59%). En maraîchage, c’est le financement (62%). « Les banques ont du mal à s’engager, car beaucoup d’exploitations reprises par des reconvertis n’ont pas su se pérenniser ces dernières années », avance le président de Eloi. « Il y a un décalage entre la perception du monde agricole par le reconverti et la réalité », ajoute-t-il.
Malgré les difficultés d’installation, des répondants toujours motivés
Plus de 80% des répondants sont confiants sur la réussite de leur projet. 38 % des répondants y trouve un moyen de s'accomplir, de réaliser une action citoyenne ou de devenir auto-entrepreneur et 32% de trouver du sens ou un sentiment d'utilité . « On y retrouve ici les besoins qui animent généralement les reconvertis », précise le président d'Eloi. « Les reconvertis souhaitent partir de zéro, alors qu’il existe des exploitations d’à peine 10 ans très performantes qui ont du mal à retrouver des repreneurs. Il faut se servir de l'existant, surtout si la motivation est liée à une action citoyenne », insiste Maxime Pawlak.