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Maine-et-Loire : des outils pour piloter au mieux son irrigation

Comment mesurer la quantité d’eau dans le sol et l’apporter au bon moment ? Le rendez-vous technique organisé par le Comité départemental de développement légumier (CDDL) a présenté certaines solutions.

Les sondes tensiométriques et capacitives sont des outils d'optimisation de l'irrigation présentés lors de la journée du CDDL.
© Hélène Rongier

Selon une enquête menée par le CDDL sur les pratiques d’irrigation des producteurs de légumes en Maine-et-Loire, « la très grande majorité des répondants se base sur une observation de la culture pour savoir s’il y a besoin d’une irrigation ou non », relève Maëlle Depriester, chef de projet de l’étude. Aussi, « optimiser l’irrigation en maraîchage » était l’un des thèmes abordés lors du rendez-vous technique organisé par le CDDL, en septembre à Sainte-Gemmes-sur-Loire, et qui a accueilli près de 70 personnes. « Les outils d’aide à la décision sont aussi très peu utilisés », précise Maëlle Depriester.

Programmer depuis son smartphone

Les participants ont pu se familiariser avec les sondes tensiométriques et capacitives, comme celles proposées par Agralis mesurant le volume d’eau présent dans le sol. Les données fournies par les capteurs sont enregistrées et transformées en une courbe que l’on retrouve sur l’ordinateur. Cette courbe permet aux maraîchers de piloter leur irrigation. D’après l’enquête du CDDL, 60 % des producteurs ont automatisé tout ou partie de leur irrigation. La programmation est plus développée pour les abris, avec notamment des programmateurs présentant une connexion bluetooth. « Quand l’agriculteur s’approche à 30 m du programmateur, il peut gérer sa programmation depuis son smartphone. Chaque électro-vanne dont dépend le programmateur s’affiche sur son téléphone portable et peut être réglée », explique Arnaud Bousselin de SymavalPro. Dans la même logique, des boîtiers radio fixés sur le programmateur permettent de gérer les vannes à 300 m de distance. Autre observation de l’enquête : pour arroser leurs cultures, les producteurs interrogés utilisent l’aspersion fixe pour 60 % d’entre eux. Pourtant, d’autres modes d’irrigation se développent comme la gaine goutte-à-goutte jetable. « Elle permet de positionner l’eau au plus près des besoins de la plante », explique Fabien Picard, de l’entreprise Aquaval.

Pailleuse sur chenillard

Cette pailleuse montée sur chenillard, encore en prototype, était présentée lors de la journée. Elle permet d’éjecter la paille sur toute la surface de la planche ou de manière latérale. La machine, créée par l’entreprise Rabaud et présentée par Ferti’Eveil, devrait connaître des améliorations au niveau du réglage de la largeur des chenillards.

 

© Hélène Rongier

 

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