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Mycorhizes et biostimulants testés sur des plants de fraisier

Des agents biologiques (mycorhizes) ou biostimulants racinaires ont été testés sur plants de fraisier dans l’objectif  d’améliorer l’assimilation des éléments nutritifs et la réaction du plant aux bioagresseurs.

Dans la symbiose, le champignon améliore l'assimilation par les plantes des nutriments minéraux, tandis qu'elle fournit au champignon des hydrates de carbone assimilés à la photosynthèse.
Dans la symbiose, le champignon améliore l'assimilation par les plantes des nutriments minéraux, tandis qu'elle fournit au champignon des hydrates de carbone assimilés à la photosynthèse.
© RFL

Les symbioses entre les plantes et les microorganismes bénéfiques du sol comme les champignons mycorhiziens à arbuscules (AMF) sont connues pour favoriser la croissance des plantes et les aider à faire face aux stress biotiques et abiotiques. Dans ces échanges symbiotiques, le champignon améliore l’assimilation par les plantes des nutriments minéraux, principalement du phosphate, tandis que la plante fournit au champignon des hydrates de carbone assimilés à la photosynthèse. L’utilisation de biostimulants est également possible. L’application d’extraits d’algues notamment s’est déjà montrée intéressante pour gérer les stress biotiques ou abiotiques chez les plantes cultivées.

Favoriser le développement en conditions hydrominérales stressantes

Ces agents biologiques vont exprimer leur intérêt en conditions de fertilisation ou d’irrigation stressantes par rapport à une conduite classique. Pour ces raisons, les essais mis en place pour cette action ont été conduits avec des fertilisations réduites en phosphore ou des diminutions des apports d’eau. Au cours de la première année, trois modalités à base de mycorhize, une modalité à base de Pseudomonas et une modalité à base d’extraits d’algues ont été évaluées.

En fin d’évaluation, le substrat inoculé avec la mycorhize Glomus intraradices et la modalité à base de Pseudomonas fluorescens ont montré un intérêt physiologique et environnemental. Les plants élevés sur le substrat mycorhizé étaient plus précoces avec moins d’engrais phosphatés. Les plants élevés avec du Pseudomonas présentaient un développement foliaire plus important avec moins d’apports d’eau.

La combinaison de ces modalités, en deuxième année, n’a pas permis de cumuler les effets bénéfiques constatés en première année. Au contraire, le rendement a été pénalisé en comparaison de la référence. Au terme de ces deux années d’évaluation, la piste des agents biologiques n’a donc pas été retenue pour intégrer un itinéraire d’élevage.

Rédaction Réussir

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