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Pomme : les Néo-Zélandais au sommet de la compétitivité

La France est septième dans le classement de la compétitivité des pays producteurs de pomme.  © RFL
La France est septième dans le classement de la compétitivité des pays producteurs de pomme.
© RFL

La Nouvelle-Zélande est le pays le plus compétitif sur le marché international de la pomme selon une étude de FranceAgriMer. Le pays dispose de conditions agroclimatiques très favorables à la culture de la pomme. Malgré une surface de pommiers restreinte (10 000 ha), le pays dispose d’un bon potentiel de production, avec d’excellents rendements. Sa production est en légère mais constante progression depuis dix ans. Elle se situe autour de 580 000 t depuis trois ans. La filière pomme néo-zélandaise, très organisée, est largement tournée vers les marchés internationaux. Plus de 80 % de la production destinée au frais sont exportés. Son éloignement géographique des principaux marchés est cependant un frein. Le pays a développé une filière de qualité, avec des pommes produites en bio ou sous démarche club, ce qui justifie des prix élevés.

Le Chili arrive en second dans ce classement grâce à une bonne organisation de sa filière pomme : plus des deux tiers de sa production sont en OP. Il dispose d’une bonne maîtrise des aspects agroclimatiques, ce qui lui permet notamment d’obtenir de bons rendements. Le coût faible de sa main-d’œuvre et une réglementation favorable sur les produits phytosanitaires sont aussi des atouts. Le pays exporte plus de 50 % de sa production mais son niveau de consommation élevé par habitant est aussi une force. Sa production est estimée autour de 1,54 million de tonnes en 2020.

L’Italie, deuxième producteur de pommes à l’échelle européenne, est le troisième pays producteur le plus compétitif. Elle tire profit d’un niveau de rendement élevé et en forte hausse. La récolte de pommes italiennes est estimée à plus de deux millions de tonnes en 2020. La production est cependant basée sur des exploitations de petites tailles. La balance commerciale est largement excédentaire. Un peu moins de la moitié des pommes produites sont exportées vers un large panel de pays. Notamment vers l’Allemagne (un des trois principaux importateurs mondiaux) où l’Italie est leader sur ce marché. La part de sa production en cœur de gamme et haut de gamme est limitée.

La France gagne une place par rapport à 2018 et arrive septième. La France dispose d’une production haut de gamme bien développée, avec des variétés club et des pommes bio. La filière est bien organisée avec une bonne dynamique commerciale. La France dispose de nombreux pays clients et se situe à proximité des principaux importateurs. Cependant, les exigences réglementaires nationales strictes en matière de produits phytosanitaires et la main-d’œuvre onéreuse pèsent sur les coûts de production et limitent la compétitivité du pays.

Source : Analyse de la compétitivité sur le marché international de la pomme en 2019 (données 2018), FranceAgriMer

 

A lire aussi : Variétés club et moins d’intrants pour la pomme d’Alsace

 

L’analyse de la compétitivité faite par FranceAgriMer prend en compte l’ensemble des maillons composant la filière. Elle s’articule autour de six axes : le potentiel de production, les facteurs climatiques, phytosanitaires et énergie, la capacité à conquérir les marchés, le portefeuille des marchés, l’organisation de la filière et le soutien public, et enfin l’environnement macroéconomique. Pour chacun des axes, une note est attribuée à chaque pays en fonction de nombreux indicateurs de performance, permettant de les classer entre eux. La compétitivité de la filière d’un pays est évaluée sur un total de 1 000 points.

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