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Les fruits et légumes bien présents au Salon de l'innovation

Qu'ils soient frais ou transformés, les fruits et légumes ont occupé une bonne place lors du Salon international de l'Innovation alimentaire qui a fermé ses portes le 20 octobre.

Du bio chez Lou

 

Grosse actualité pour Lou (Légulice) qui exposait au Sial : 50 % de la production de champignons est certifiée bio (champignons de Paris et bellas rosés), dans l'optique du futur agrandissement de son site de Poilley (Ille-et-Vilaine). Un autre site est en construction au Puy-en-Velay (Haute-Loire). « Notre objectif est d'être le premier producteur de champignons bio en Europe, souligne Fabrice Chapuzet, président. On aimerait qu'un tiers de nos cultures soit dédiées au bio, soit 2 500 t et 9 000 t en conventionnel. » Autres axes de développement : les émincées, qui représentent déjà 20 % des ventes –  « Nous allons lancer des innovations dans les produits préparés »  – et les bellas rosés « qui répondent bien aux tendances de consommation. » Des recrutements sont prévus pour atteindre 300 salariés (ils étaient dix il y a trois ans).

Sud'Innov récompense Teraneo

Teraneo a été doublement récompensé par le concours Sud'Innov dont la remise de prix a eu lieu le 17 octobre sur le Sial. La coopérative a été récompensée dans la catégorie “Produit stade réalisation” pour Douce de Garrigue qui valorise par une marque et un emballage la pomme de terre primeur (cf. fld hebdo du 15 avril 2015) et dans la catégorie “Organisation” pour son projet de portage foncier en lien avec la Safer du Languedoc-Roussillon (et avec l'aide juridique de Coop de France) pour accompagner ses adhérents dans l'agrandissement ou l'installation. « Nous sommes très contents d'avoir été récompensés à la fois sur un projet amont et sur un projet aval, explique Maëlle Olive, chef de Produit et chargée de communication. C'est bien de faire progresser la production mais il faut que, derrière, le commerce suive. Le jury était conséquent et ça nous montre bien qu'on est dans la bonne direction. » Les autres lauréats du concours sont Ovalie Innovation pour son huile de coriandre, Athéor pour Glass'In (marquage sur verre pour traçabilité), Senfas pour ses boulettes végétales farcies et Poult, la Clinique Pasteur et Arterris pour leur biscuit connecté.

Ecotrophellia Europe : l'or pour la France

La finale européenne des Trophées étudiants de l'innovation alimentaire, qui a eu lieu les 16 et 17 octobre au Sial, a récompensé la France avec l'or pour CarréLéon (école Ensaia avec l'Ania), une tablette-aide culinaire composée de poudres de légumes. L'argent revient à la Belgique pour le cornet à glace Specornoos (université libre de Bruxelles avec la Federation of the Belgian Food Industry). Le bronze va au Royaume-Uni pour Från-Början, une alternative à la crème glacée sans produits laitiers (Nottingham Trent University avec l'Institute of Food Science & Technology et Campden BRI UK). Enfin, la mention spéciale ”Coup de cœur innovation” a été décernée à l'Allemagne avec Eatapple, une paille fruitée fabriquée à partir de résidus de pommes (Karlsruhe Institute of Technology, Institute of Process Engineering in Life Sciences avec Research Association of the German Food Industry). Une belle représentativité des fruits et légumes !

Paix et valorisation pour la Colombie au Sial

Engagée dans un processus de paix, la Colombie a un potentiel de 26 millions d'hectares agricoles et forestiers. Les entreprises jouent depuis quinze ans un rôle important dans ce processus. « Il faut replacer les populations, les faire abandonner la culture rentable mais illégale de coca pour du quinoa, des pommes de terre, carottes, ananas..., explique Francisco Suarez, manager commercial de Prime Foods. Une fondation fournit une aide technique et sociale à 850 familles qui cultivent du quinoa dans la région de Cauca (objectif : 2 000 familles), et nous achetons le quinoa (400 t en 2015 et 1 200 t en 2016). Nous sommes au Sial pour trouver des clients et sécuriser la commercialisation car l'objectif du projet est de rémunérer correctement ces familles. » Pour valoriser le quinoa, l'entreprise en transforme une partie : crackers, barres de fruits au quinoa… De manière générale, les entreprises colombiennes au Sial mettaient l'accent sur leurs produits transformés, une manière de valoriser la production agricole – fournie souvent par de petits producteurs –, difficilement concurrentielle en brut sur les marchés mondiaux. C'est le cas de l'entreprise Río Bajo et ses demi-avocats surgelés, ou Frutysabor spécialisé dans la “pulpe” de fruits pour les barmen et glaciers.

Le marché européen, référence pour le Chili qui vise le bio

Le Chili exposait au Sial avec quarante-huit entreprises et le bio était à l'honneur (cf. fld hebdo du 12 octobre), dans l'optique de l'accord UE-Chili de reconnaissance mutuelle du bio. « Tout le côté technique et juridique a été paraphé en avril, et les procédures administratives (traductions...) sont actuellement en étude au Conseil de l'UE et au Chili, explique Rodrigo Vega Alarcón, ministre délégué de l'Agriculture du Chili à Bruxelles. On espère que la signature définitive aura lieu d'ici la fin de l'année. » Cet accord permettra la certification des productions chiliennes par des entreprises de certification chiliennes, actuellement réalisée par des entreprises internationales, donc onéreuses et surtout d'obtenir des débouchés intéressants grâce à la double apposition des logos bio chilien et européen. « L'UE représente 15 à 18 % de nos exportations. C'est un marché important mais surtout de référence : l'exigence de qualité européenne est une carte de visite pour nous. Et en parallèle, le marché du bio est en croissance en Europe tandis que la consommation locale ne demande pas de bio. »

… bref, une belle édition

L'édition 2016 du Sial (16-20 octobre) fait carton plein. Dès la fermeture le jeudi, les organisateurs annonçaient 7 000 exposants (dont 85 % à l'international) et environ 155 000 visiteurs (dont 70 % d'internationaux), des centaines d'acheteurs et de chefs de tous pays et filières confondus, 120 visites officielles et 250 “événements dans l'événement”. « On remarque également l'implication des marques françaises », notent-ils. Alors même si Interfel n'exposait pas, les f&l français étaient présents, via les entreprises (Allaire, Ferme de la Motte, Ferme des Arches, Andros, Maître Prunille... plus d'une vingtaine), et les régions (Sud de France...) et fédérations (Coop de France, Ania...).

 

Retrouvez les nouveautés Sial dans notre prochain magazine daté du 9 novembre.

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