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Provence-Alpes-Côte d'Azur
Les dix actions de la Métropole Aix-Marseille-Provence pour la souveraineté alimentaire

La Métropole Aix-Marseille-Provence, en collaboration étroite avec le Département des Bouches-du-Rhône, vient de lancer un grand plan d’actions en faveur de la souveraineté alimentaire du territoire

© metrople Aix Marseille Provence

Le territoire métropolitain d’Aix-Marseille-Provence est un vrai paradoxe. Premier producteur de fruits et de légumes (tomates, salades, courgettes, pêches, poires, olives…), il exporte 90% de sa production, importe 90% de sa consommation, et huit achats sur dix se font en grandes surfaces.  C’est pourquoi la Métropole avec le département des Bouches-du-Rhône, a présenté le 17 mai toute une série de mesures visant à faire changer cette situation.

Préserver la capacité nourricière du département

Il existe déjà un Projet alimentaire territorial, porté par la Métropole et le Pays d’Arles, avec l’appui du Département, qui encourage productions et ventes en circuits courts. « Pour aller encore plus loin, nous lançons un plan de souveraineté alimentaire, élaboré conjointement par la Métropole et le Département. Car oui, nous voulons permettre au territoire de retrouver sa capacité nourricière ! » a souligné Martine Vassal, présidente de la Métropole, à cette occasion.

Dix actions fortes et concrètes ont été retenue et seront déployées :

 - Ouvrir un à deux magasins de producteurs ou points de vente nouveaux par an.

- Installer des corners fruits et légumes locaux dans quatre à cinq grandes surfaces par an.

- Augmenter les livraisons de produits locaux aux écoles et collèges de 10 à 15% par an.

- Accroître la part de produits bio de 10% par an dans la restauration scolaire du département.

- Aider à l’implantation de légumeries ou d’unités de transformation culinaire.

- Reconquérir les 10 à 15 000 hectares de terres agricoles en friche.

- Créer deux zones agricoles protégées par an.

- Aider les communes ou les exploitants privés à acheter des terres agricoles à hauteur de 30 ha par an.

- Accompagner les communes pour la remise en culture des terres en friche.

- Accompagner l’installation d’agriculteurs à hauteur de 10 ha par an.

Le contexte prête à ce genre d’initiatives : la flambée des coûts de production (énergie, engrais, consommables…) et la hausse des prix des produits alimentaires (céréales, légumes, fruits…) favoriserais une priorisation des politiques publiques en la matière.

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