Le rapprochement framboise-fraise par l’intégration de l’Association de valorisation de la filière framboise -AVFF dans l’AOPn Fraises de France est opérationnelle en partie cette année. Un nouveau nom pour l’AOPn sera dévoilé à la prochaine assemblée générale en novembre. Les activités fraise et framboise vont continuer à fonctionner distinctement au sein de l’AOPn, l’intégration se fera progressivement, il ne s’agit pas de « cannibaliser la framboise au profit de la fraise, surtout pas ».
« Cette intégration de la framboise et de l’AVFF à l’AOPn Fraises illustre une certaine logique, rappellent Xavier Mas, président de l’AOPn et Emeline Vanespen, directrice de l’AOPn. Nous avions des adhérents en commun entre l’AOPn et l’AVFF et des problématiques communes, en termes de culture et de mise en marché. Les acheteurs de la distribution chargés de la fraise le sont aussi souvent pour la framboise. L’AVFF était trop petite pour réellement structurer et organiser une filière française ».
L’AVFF représentait environ 600 t de framboises. Pour 2023, « l’AOPn va essayer d’agglomérer 1 000 t de framboises ». Ces volumes s’expliquent par l’apport d’adhérents de l’AOPn Fraises qui faisaient déjà de la framboise mais qui n’étaient pas adhérents à l’AVFF.
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Structurer l’offre française de framboises pour répondre à la demande de la distribution
Il y a une demande certaine de la GMS pour de la framboise française, offre qui aujourd’hui n’est pas structurée. Seulement 15 % du marché français serait satisfait par l’origine France. « Nous voulons structurer cette offre pour réussir ce que la fraise française a fait ». Elle répond aujourd’hui à 50 % du marché (contre 30 % dans les années 2000), un niveau satisfaisant estime l’AOPn étant donné que l’origine France se concentre sur seulement la moitié de l’année.
Sur les autres petits fruits, l’AOPn se dit « pas fermée » mais « d’abord la framboise, car chaque chose en son temps pour faire correctement ».