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Endives
Le cours de l’endive soutenu par une meilleure adéquation offre-demande

Baisse des surfaces, de la production et des rendements ont entraîné la contraction de l’offre, ce qui maintient les cours de l’endive au-dessus de la période 2011-2015.

La campagne endives 2016-2017 contraste fortement avec les cinq précédentes. Elle a d’abord été marquée par une offre en retrait durant les cinq premiers mois ainsi que par des prix plus élevés. « Il ne fallait surtout pas rater ses mois d’octobre et de novembre 2016 ! », a souligné un endivier à l’occasion de l’assemblée générale des endiviers de France (Udef) le 7 mars. Par ailleurs, la chute des prix qui intervient généralement en seconde partie de campagne (après les fêtes de fin d’année) n’a pas eu lieu, même si une baisse est logiquement intervenue. « Les cours se sont infléchis, mais ont réussi à quasiment se maintenir en janvier au-dessus des prix de 2015-2016 et surtout ceux de la période 2011-2015 », relevait Agreste dans sa note de février 2017.

Et durant tout ce mois-là, les cours sont restés fermes : « Sur février, mon prix moyen a été de 66 % supérieur à la moyenne des mois de février des six dernières années », déclarait Daniel Bouquillon, producteur, en marge de la réunion.

Les raisons d’un tel redressement des cours sont multiples : rigueur des températures, périodes de gel provoquant la raréfaction des salades, mais surtout chute des tonnages de racines récoltées à l’automne 2016 provoquant une diminution automatique de l’offre. Selon Agreste, les surfaces de racines seraient pour la troisième fois consécutive en retrait de 2 % et la production de 8 % (237 000 t). Les rendements seraient en baisse de 7 % et la production quasiment stable à 168 000 t (+1 %). Est-ce à dire que cette campagne 2016-2017 illustre la bénéfique « bonne adéquation offre-demande » pour le maintien des prix à la production ?

Par ailleurs, avec un message en rupture par rapport aux précédents, la campagne de publicité engagée à l’automne a peut-être incité à plus d’achats. Mais si certains producteurs ont bénéficié de la remontée des prix, d’autres en revanche feront une campagne plus que moyenne, leurs surfaces ayant été touchées par les conditions météo du printemps dernier. « Une moyenne de 1 €/kg payé aux producteurs est vraiment le minimum vital pour que nous puissions vivre et que nos endiveries puissent réinvestir », a conclu Philippe Brehon, coprésident de l’Udef.

Le manque de disponibilité en salades semble avoir renforcé le maintien des cours de l’endive.

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