Aller au contenu principal

L’avenir de l’endive par la robotisation

Le robot peut rentrer dans les salles de forçage. Les Etablissements Godé sont prêts à construire un prototype… mais demandent le soutien des endiviers pour les accompagner dans le projet.

Les robots entreront-ils plus facilement dans les grosses endiveries que dans les petites ?
© T. Becqueriaux

« Vous, endiviers, êtes condamnés à terme ! Vos conditions de travail sont déplorables, vos cadences infernales. Vous avez simplement la chance de ne pas être dans l’industrie », lance Francis Godé, PDG des Etablissements éponymes lors de la dernière assemblée générale de l’APEF en juin dernier. L’inventeur d’un nouveau déterreur d’endives en 1980 et équipementier de multiples endiveries sait de quoi il parle ! Depuis 2008, son bureau d’études travaille à une plus grande automatisation de la chaîne de production, du cassage au conditionnement... avec des hauts et des bas, puisqu’il a failli jeté l’éponge d’un dossier extraordinairement complexe !

Faire demain la différence sur le marché

Mais il a repris le projet, déposé le dossier à BPI France en décembre 2017 qui a décidé de le soutenir financièrement voici quelques semaines. Ceux qui « accompagnent les entreprises qui veulent investir, se développer et innover » ont apprécié « un dossier porté par une filière toute entière ». Pour cette première phase, il a fallu caractériser les différentes opérations qui mènent du chicon à l’emballage : les tâches potentiellement mécanisables, celles qui demandent une compétence évidente des opérateurs (trices)… Comment ensuite modéliser un tel itinéraire ?... « Le tri de la racine demande un savoir-faire, quant au cassage, il peut être aisément mécanisable. Reste que l’épluchage et le calibrage demeurent le savoir-faire de l’endivier », constatait Michel Marle, à l’occasion de cette assemblée. Après cette première phase d’études, est venu le moment de la mise au point d’un prototype. L’enjeu ? Réduire les coûts de conditionnement (1/3 des coûts de production) et gagner une marge globale de 7 à 10%. Mais Francis Godé prévient : « je ne le ferai pas seul. Je ne poursuivrai que si les endiviers m’accompagnent dans la démarche ». Sont-ils prêts à faire ce saut technologique ? L’impact d’une telle technologie est-il identique pour une petite endiverie que pour une grosse ? « Ceux qui nous accompagnerons feront demain la différence sur le marché », assure-t-il. La construction de ce prototype (sur lequel il est relativement discret) nécessite un budget  entre 500 000€ et 1M€, dont la moitié apportée par BPI France avec une finalisation dans 18 mois. Reste 50% à la charge de la profession. Le conseil d’administration de l’APEF statuera en septembre prochain après avoir notamment proposé un montage financier ad hoc à ses adhérents.

 

Les plus lus

Récolte d'ail français
Ail français : « la pression sur les prix a atteint ses limites »

Lors du lancement de la campagne ail français 2026-2027, le 16 juin, l’Association nationale interprofessionnelle de l’…

<em class="placeholder">Tests de fraisiers dans une serre d&#039;expérimentation.</em>
Fraise : des nouvelles variétés pour tous les créneaux

La recherche se mobilise pour tester de nouvelles variétés afin de diversifier l’offre fraise sur le marché. Les variétés…

<em class="placeholder">Stéphanie Girou, productrice de fraises en Lot-et-Garonne.</em>
Fraise dans le Lot-et-Garonne : « Nous couvrons 60 % de nos besoins en plants »

Stéphanie Girou, productrice de fraises dans le Lot-et-Garonne, a mis en place une pépinière pour produire 60 % de ses plants…

<em class="placeholder">Le kiwiculteur (producteur de kiwis) Gilles Lambert posant dans son verger en Dordogne.</em>
Dordogne : « J’ai signé un contrat de parrainage pour ne pas laisser mon jeune repreneur partir la fleur au fusil », témoigne Gilles Lambert, producteur de kiwis

Gilles Lambert, kiwiculteur de 65 ans installé en bio en Dordogne, est engagé dans un contrat de parrainage avec un jeune…

<em class="placeholder">Variété de fraise Limore one issue d&#039;un semis. </em>
Fraise : les promesses de l'hybride

Devenue une réalité depuis 2024 avec le lancement de Limore one, la fraise issue d’un plant semé ambitionne de révolutionner…

<em class="placeholder">Une récolteuse automotrice de noisettes.</em>
Indre-et-Loire : la noisette pour valoriser de petites parcelles irrigables
Antoine et Étienne Carlu, producteurs notamment de pommes et poires, ont choisi de se diversifier en noisette, dans l'optique d'…
Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes