Aller au contenu principal

Produit de saison
L’asperge à plein régime

Très précoce et disponible avant Pâques, l’asperge française mobilise les opérateurs pour dynamiser sa mise en rayon.

L’asperge française est en pleine production. Les températures très printanières de mars ont lancé la campagne dès le début du mois dernier dans les Landes. La montée en puissance des volumes s’est faite très rapidement, boostée par des itinéraires de production visant la précocité (mini-tunnel, multipaillage…). Aussi, dans la quinzaine écoulée, l’AOPn Asperges de France et Interfel ont informé, à deux reprises, la filière et les distributeurs afin de stimuler le référencement de la gamme et de proposer l’asperge française en rayon.

Dispositifs de communication pour l’asperge française

De son côté, Priméale-Primeurs de France, principal opérateur sur ce produit, a lancé dès le 3 avril un dispositif de communication en parrainant des émissions télé (TF1, W9, Téva, Paris Première). L’IGP Asperges des Sables des Landes a également bénéficié de plusieurs reportages télévisés sur les chaînes de grande écoute. « Il est important d’ouvrir des lignes et de communiquer », déclare Céline Genty, animatrice d’Asperges de France.

En effet, habituellement proposée à l’approche des fêtes de Pâques, qui cette année sont tardives (14 avril), la filière a peu anticipé cette précocité. Le Sud-Ouest a déjà récolté un tiers de ses tonnages prévisionnels.

« Nous avons été sur des volumes de 500 t par semaine dès le 20 mars », souligne Bertrand Guivarch, directeur commercial de Primeurs de France. Avec le Val de Loire, présent depuis début avril, et l’Alsace, qui démarre ses récoltes, tous les bassins de production sont désormais en production. Aussi, les cours de l’asperge ont rapidement baissé passant sous la barre de 4 €/kg pour le plateau 5 kg (asperge violette 16-22 au stade expédition). « Des prix jamais atteints à cette période lors des dernières campagnes », mentionne Céline Genty.

Des opérateurs néanmoins confiants

Toutefois, les opérateurs restent confiants. Le développement important de l’offre par la distribution et la progression de la consommation d’asperges devraient donner un nouvel élan à la campagne. D’autant que les conditions climatiques permettent de disposer d’un produit de très belle qualité avec du calibre.

Si la majorité des enseignes ont réagi rapidement, et très favorablement pour certaines, à la mise en avant de l’asperge française, d’autres ont été plus attentives, en maintenant des asperges grecques et espagnoles dans leur rayon.

Les cours de l’asperge sont rapidement passés sous la barre des 4 €/kg. Du jamais vu ces dernières années.

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes