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Vaucluse
L’amande sort de ses niches

La journée technico-économique Amande à Carpentras en janvier a été l’occasion pour les transformateurs de tendre la main pour un dialogue interprofessionnel...

Quatre transformateurs d'amandes ont fait une proposition de création d'interprofession pour assurer leur approvisionnement en amande française.
© Maude Le Corre

« Pour satisfaire les besoins de nos quatre entreprises, nous aurions besoin de 85 t d’amandes françaises », a annoncé Ronan Autret de la confiserie Doucet, porte-parole des transformateurs, mi-janvier. Les entreprises François Doucet, Perl’Amande, Roy René et L’Occitane avaient, à cette occasion, fait le bilan de leurs achats en amandes, toute origine confondue. Un total avoisinant les 730 t d’amandes, majoritairement espagnoles, dont seulement une quarantaine de tonnes sont d’origine française. « Mais nous voudrions proposer des produits à base d’amandes de Provence, a ajouté Olivia Panepinto, acheteuse pour Perl’Amande. La fraîcheur de l’amandon et la traçabilité du produit peuvent être valorisées auprès de nos clients en France comme à l’étranger. » La différenciation par le goût n’est pas envisageable sur des produits transformés étant donné que les Espagnols cultivent, en partie, les mêmes variétés qu’en France. « Mais avec un prix de l’amande française près de deux fois supérieur à l’amande californienne ou espagnole, nous décrochons totalement par rapport à des concurrents qui s’approvisionnent sur le marché mondial », a témoigné Ronan Autret. D’où la proposition d’un prix cible aux alentours de 9 €/kg, intermédiaire entre le cours mondial et le cours français. Ces entreprises seraient prêtes à s’engager sur des contrats sur cinq ans avec, pour certaines, des possibilités de financer des investissements pour la production. « Ce prix est proposé pour des amandes entières, a continué le porte-parole des transformateurs. Il serait réduit pour les amandes cassées et les écarts de tri. Mais entre nos quatre entreprises nous pouvons valoriser 100 % des amandes. » Un premier pas vers un dialogue interprofessionnel dans le but de sortir de l’aspect spéculatif du marché. « Le lissage des prix a un intérêt tant pour les transformateurs que pour les producteurs », a rappelé Pascal Lenne de la chambre d’Agriculture du Vaucluse. Pour les producteurs actuels, vendant sur des marchés de niche, entre 11 et 13 €/kg la proposition peut ne pas sembler intéressante. Mais avec le plan de relance de l’amande, certains nouveaux producteurs chercheront prochainement des débouchés…

L'amande de Provence pourrait être valorisée chez les transformateurs qui sont prêts à s'engager.

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