Aller au contenu principal

Ile-de-France
La production fruits et légumes a beaucoup de chemin à faire

Les producteurs ont pu rencontrer des acheteurs potentiels : un levier de la réussite de cette première journée sur l'approvisionnement local en Ile-de-France
© Philippe Gautier -FLD

Plus de 300 participants : pour une première édition, la journée régionale sur l’approvisionnement de proximité qui s’est tenue le 18 octobre sur le marché de Rungis a été un franc succès. Cela aura tenu certainement au format de l’événement : tables rondes le matin, rencontres entre acheteurs potentiels et producteurs l’après-midi, à la façon d’une convention d’affaires. La matinée a permis de faire un point précis des capacités d’approvisionnement de l’agriculture francilienne.

La production de f&l avoisine les 90 000 t par an face à une consommation estimée à 880 000 t. En termes de taux de couverture des besoins, « l’Île-de-France doit pouvoir faire mieux car elle part de très loin », comme le faisait remarquer François Mauvais de la Driaff francilienne : 5 % en fruits, moins de 30 % en salades, 20 % en pommes de terre. De fait, les intervenants comme Jérôme Desmettre, président des grossistes f&l de Rungis, ont reconnu : « Le constat est que l’on manque de produits locaux même si, dans mon entreprise, je source de la tomate d’Arpajon ou des oignons botte produits à 50 km ».

Christophe Hillairet, président de la Chambre régionale d’agriculture, a dressé un portrait intéressant de la réalité : « Souvent un maire nous dit “je veux mon maraîcher qui produit ma carotte pour ma cantine”. Cela est difficile à tenir car il faut respecter les sols : on ne fait pas de carotte sur une terre à céréales. Le maraîchage francilien était installé en bords de Seine, la première zone à être bétonnée. Il s’est déplacé plus loin, avec les coûts liés à l’irrigation. Les frais logistiques sont aussi chers. Alors, nous sommes d’accord sur l’approvisionnement local s’il est bien sourcé. Et si le consommateur est prêt à payer plus cher ». Des propos qui ont fait réagir Simone Sitbon, de l’Union nationale des associations familiales : « Nous préférons la pédagogie à l’obligation. Ne venez pas nous nous dire ce qu’est la qualité ! ». Il y a encore du travail à accomplir, en termes de volumes, mais aussi de dialogue entre les parties

Les plus lus

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
En Ardèche : « L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Dans les Landes : « L’éplucheuse à asperge nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Arnaud Bergougnoux, responsable technique du Verger de la Blottière.</em>
Maine-et-Loire : "En poire, nous avons réussi à limiter l'alternance"

À La Blottière, entreprise arboricole basée dans le Maine-et-Loire, le renouveau de la poire passe par des choix variétaux et…

<em class="placeholder">Carte d&#039;anomalie : écart à la normale. Moyenne des températures moyennes en °C en France métropolitaine pour le début de l&#039;année 2026</em>
Arboriculture : la floraison menacée par le gel suite aux chaleurs du début d’année

Depuis début 2026, l’écart des températures à la moyenne dépasse les 2 °C dans plusieurs régions du nord de la France. Ce…

<em class="placeholder">Marc Fauriel, producteur de poires bio à Loriol sur Drôme devant un verger de la variété Conférence, âgé de quinze ans.</em>
Drôme : « Aujourd’hui, en poire bio, nous manquons de stratégies de lutte »
À Loriol-sur-Drôme, le Gaec Fauriel Frères cultive 12 hectares de poiriers en agriculture biologique. Mais les obstacles…
<em class="placeholder">Dirigeants de la Sica Saint</em>
Légumes en Bretagne : la Sica Saint-Pol de Léon toujours en crise

Déjà très affectée en 2025, la Sica Saint-Pol de Léon a encore vu son chiffre d’affaires baisser de 22 % depuis novembre…

Publicité
Titre
OFFRE SPÉCIAL PRINTEMPS
Body
A partir de 86,40€/an​
Liste à puce
Profitez de notre offre Printemps: -20% jusqu'au 05 avril 2026! Code Promo : OFFRE_PRINTEMPS_2026​
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes