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Ardèche
La lutte biologique montre ses premiers effets positifs

La filière castanéicole constate les premiers effets de la lutte biologique contre le cynips. Elle porte un projet de reconquête de la châtaigneraie ardéchoise.

DANS CERTAINES ZONES, LA POPULATION DE L’AUXILIAIRE TORYMUS est désormais suffisante pour arriver, à terme, à un équilibre.
© INVENIO

« On constate un début d’efficacité de la lutte biologique contre le cynips avec des taux de présence de l’auxiliaire Torymus intéressants dans les galles. L’impact du cynips est plus modéré cette année avec des bourgeons terminaux qui n’ont pas été piqués et portent des bogues », insiste Sébastien Debellut, animateur au comité interprofessionnel de la châtaigne d’Ardèche (Cica). Ainsi, le Torymus s’installe dans certaines zones et s’y développe notamment en bordure de la vallée du Rhône où ont eu lieu les premiers lâchers dès 2011. La population de Torymus est désormais « suffisante » pour arriver, à terme, à un équilibre. Mais, après deux années de lâchers massifs (un millier en 2015 et un millier en 2016) les fonds récoltés ont été intégralement consommés. Aucun lâcher massif n’est prévu pour 2017. Les conditions climatiques de ce printemps et les fortes chaleurs de la période estivale ont favorisé la pousse du châtaignier. Le Cica s’attend à une récolte modérée autour de 3 000 tonnes à cause du pic d’infestation du cynips avec des perspectives de 20 % ou de 30 % de récolte.

Projet de reconquête des châtaigneraies

Concernant l’activité économique de la filière, l’AOP Châtaigne d’Ardèche compte désormais 240 opérateurs certifiés, « soit le plus haut total constaté depuis son obtention en 2006 », indique le président du Cica Michel Chabert. Face à une demande de châtaignes AOP de l’Ardèche en progression, des entreprises de transformation et des producteurs-ramasseurs professionnels, le parc naturel régional des Monts de l’Ardèche, la chambre d’agriculture et le centre régional de la propriété forestière lancent un projet de reconquête des châtaigneraies. L’objectif est de produire 2 000 tonnes de châtaigne d’Ardèche AOP à échéance de dix ans. Cette reconquête se traduirait par la rénovation des anciennes châtaigneraies, des débroussaillages, des greffages, des élagages de châtaigniers et des plantations.

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