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Sud-Ouest : la châtaigne doit diversifier ses débouchés

La production 2022 de châtaigne est exceptionnelle, en quantité et en qualité. Mais, structurée essentiellement autour du marché du frais, la filière peine à écouler la part de fruits jugée non conforme pour ce débouché exigeant.

« L’année 2022 est vraiment compliquée pour la châtaigne », déplore Jean-Roland Lavergne, le président du Syndicat des producteurs de marron et châtaigne du Périgord. Et, ce, malgré une production exceptionnelle avec des rendements supérieurs à la moyenne, une qualité au rendez-vous et un volume global qui n’est pas encore connu mais qui devrait être en nette progression. Sauf que bon nombre de producteurs n’arrivent pas à écouler leur production. Depuis une trentaine d’années, explique Bertrand Guérin, le président de l’Union interprofessionnelle châtaigne Périgord Limousin Midi-Pyrénées, la filière châtaigne du Sud-Ouest s’est bâtie et structurée pour le marché du frais, où seuls les plus beaux fruits, sans vers ni pourriture, sont recherchés et commercialisés. « Dans ce contexte, des producteurs ont vu leurs lots de châtaigne refusés. Le marché du fruit frais est une niche qu’il faut préserver mais qui, à mon sens, n’est pas extensible. Nous devons diversifier nos débouchés », ajoute-t-il. Et de constater, a contrario, que la consommation de châtaigne préparée ou en produit dérivé a le vent en poupe.

Soutenir des projets locaux de transformation

« Sauf qu’à peine 10 % de notre production est fléchée vers ces débouchés par manque d’organisation. » Un constat partagé par Jean-Roland Lavergne : « Nous, producteurs, avons besoin de nous structurer afin de valoriser l’ensemble de notre récolte, petits fruits et lots à défauts compris. Il existe des marchés. Nous devons nous équiper de moyens de conservation pour mieux gérer la période de collecte et trouver des marchés plus tard. Et également soutenir le développement de petits projets locaux d’outils de transformation, et collaborer avec les entreprises agroalimentaires locales comme Andros, Valade ou Ponthier, déjà consommatrices de châtaigne mais majoritairement d’importation ». Une réflexion autour de la création d’un outil de transformation sur le Périgord-Limousin est aussi à engager. Le temps presse d’autant plus que de nouveaux vergers, plantés il y a une dizaine d’années, arrivent aujourd’hui en production. Ainsi, 1 045 hectares de surface supplémentaire ont été enregistrés depuis 2010. « D’une production moyenne de 3 000 tonnes par an, le potentiel de production du bassin Sud-Ouest pourrait doubler dans les années à venir », souligne Bertrand Guérin.

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