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Maraîchage : « Le tunnel mobile a été utilisé pour intensifier la production »

Les tunnels mobiles peuvent permettre d’augmenter la part de cultures sous abri en maraîchage. Grégory Chantre, ingénieur à la Serail (station d'expérimentation légumière dans le Rhône), décrit les essais menés sur la station sur l'utilisation d'un tunnel mobile.

Le tunnel mobile a été utilisé pour intensifier la production, avec quatre déplacements la deuxième année.
Le tunnel mobile a été utilisé pour intensifier la production, avec quatre déplacements la deuxième année.
© Serail

« L’expérimentation « MIPS AURA » (maraîchage intensif sur petite surface en Auvergne Rhône-Alpes) est portée par la Serail et financée depuis 2019 par la Région Auvergne Rhône-Alpes dans le cadre du dispositif Pepit. Ce projet renouvelé pour trois ans (2022-2024) évalue un système d’exploitation sur petite surface de 7 000 m² comportant un tunnel mobile. Celui-ci a été construit avec l’aide de l’Atelier paysan sur la base d’un tunnel Richel de 10 m de long par 8 m de large. Des roulettes ont été adaptées pour être fixées aux pieds de chaque arceau et des rails (glissières de sécurité d’autoroute) ont été posés au sol pour permettre le déplacement.

Une amarre à frapper est aussi placée pour chaque pied pour maintenir le tunnel en position. Le tunnel a été utilisé pour intensifier la production, avec trois déplacements la 1re année et quatre la 2e. En 2e année, la rotation mise en place était la suivante : emplacement 1 en janvier (choux cœur de bœuf, fèves, navets nouveaux, petits pois, pois gourmands) ; emplacement 2 en mars (carottes et pommes de terre nouvelles, haricots grimpants, petits pois et pois gourmands) ; emplacement 3 en mai (melons, patates douces, maïs/pastèques, tomates) ; emplacement 2 en septembre (mâche, radis, laitues, courgettes et épinards).

Démarrage rapide des cultures

Pour les trois premières dates d’implantation, le tunnel était déplacé quelques jours avant les plantations pour permettre au sol de se réchauffer. La dernière plantation a été mise en place en plein champ et le tunnel a été déplacé sur les cultures en octobre. Le tunnel mobile a permis à certaines cultures (fèves, pois gourmands) de démarrer rapidement pendant les périodes froides, sans être gênées ensuite en extérieur par les excès de chaleurs printanières. Les melons et tomates, sous le tunnel pendant toute la période estivale, ont été palissés à la structure et conduites comme sous un tunnel fixe.

Les courgettes ont été plantées en extérieur en septembre puis le tunnel a permis de protéger les plants à partir d’octobre et jusqu’à fin novembre. Quelques échecs ont aussi été rencontrés. Le tunnel a permis aux haricots grimpants de bien se développer, mais comme ils se trouvaient sur le 2e emplacement ils ont été palissés sur une structure externe au tunnel : dès que la culture s’est retrouvée en extérieur, elle a souffert du vent. Concernant la culture de maïs, le tunnel a empêché une bonne pollinisation. »

Une synthèse avec les résultats technico-économiques des deux années de production est disponible sur le site : www.mips-aura.fr
Rédaction Réussir

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