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Emballages plastiques : l’AOPn Fraise va revoir ses références

La filière fraise ne pourra plus utiliser d'emballages plastiques à partir de juin 2026. L'AOPn Fraises de France étudie les alternatives.

« Les GMS qui voulaient appliquer le zéro plastique avant la date sont un peu revenues en arrière concernant la barquette carton en fraise, suite notamment à des problèmes de gaspillage alimentaire », indique Emeline Vanespen.
« Les GMS qui voulaient appliquer le zéro plastique avant la date sont un peu revenues en arrière concernant la barquette carton en fraise, suite notamment à des problèmes de gaspillage alimentaire », indique Emeline Vanespen.
© E. Vanespen

La fraise a jusqu’au 30 juin 2026 pour supprimer ses emballages plastiques et l’AOPn Fraises de France veut mettre ce délai à profit pour retravailler sa segmentation. « Courant 2022, quand tous les éléments de la loi seront précisés, nous créerons un groupe de travail pour revoir la segmentation standard de la filière, c’est-à-dire les barquettes plastiques 250 g et 500 g, indique Emeline Vanespen, directrice de l’AOPn. Nous allons réévaluer les matériaux et les grammages, l’objectif étant de définir une ligne directrice pour la filière courant 2024, pour que les opérateurs aient deux ans pour l’ajustement ou l’achat de machines. » La piste probable est la barquette carton.

« Pour l’instant, la barquette carton réduit les ventes de plus de 30 %. La fraise étant un produit plaisir, qui coûte assez cher, le manque de visibilité nuit aux ventes. » La filière s’inquiète aussi du surcoût lié aux barquettes, investissements machine, transport et stockage, ces emballages prenant plus de place. Les grammages pourraient donc être revus, à la hausse pour limiter le coût de l’emballage au kilo ou à la baisse en conservant le même prix unitaire. « Nous espérons l’émergence de solutions que nous allons tester en termes notamment de tenue de produit. Nous allons aussi réfléchir au plastique recyclable et recyclé s’il peut y avoir des modifications de la loi dans ce sens. Et des emballages bois continueront à être utilisés pour des segments de niche, même si le bois coûte très cher, n’est pas recyclé et pose des problèmes d’approvisionnement à partir de pays tiers. »

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