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Interprofession fruits et légumes : « Nous voulons être consultés ! »

Laurent Grandin (Interfel), Jacques Rouchaussé (CTIFL) et Christel Teyssèdre (Aprifel) ont évoqué devant la presse quelques souhaits pour 2020.

Aprifel, Interfel et le CTIFL ont réuni la presse à la Maison des Fruits et Légumes pour aborder les sujets 2020.  © Interfel Claire Tillier FLD
Aprifel, Interfel et le CTIFL ont réuni la presse à la Maison des Fruits et Légumes pour aborder les sujets 2020.
© Interfel Claire Tillier FLD

« Le président de la République nous a fait confiance avec le plan de filière, mais nous n’avons pas été concertés sur des dossiers tels que les  plastiques et stickers ou sur les questions bio », a lancé le président d’Interfel, Laurent Grandin, lors d’un déjeuner de presse donné en compagnie de Jacques Rouchaussé (président du CTIFL) et Christel Teyssèdre (présidente d’Aprifel). « S’attaquer au plastique dans notre filière qui en utilise le moins est un peu surprenant », a-t-il ajouté alors que la filière travaille déjà dans ce sens. « Nous souhaitons que les interprofessions soient consultées lorsqu’elles sont impliquées et aussi être associées sur les décrets qui en découlent. Nous respectons l’organe législatif mais souhaitons être au moins consultés ». C’était le message phare de cette intervention. Les trois instances ont ensuite rappelé les avancées de la filière en 2019. Quelques projets 2020 ont été abordés.

Aprifel dans les écoles

Cette année, Aprifel a été missionnée pour « aller dans les écoles », annonce Christel Teyssèdre. « On est sorti du programme Fruits à l’école. On a considéré que la présence des diététiciens dans les écoles relevait plus de l’Aprifel, qui a dans ses conseils, entre autres toutes les associations de consommateurs. En espérant que l’Éducation nationale ne considère pas encore que cela sort de l’intérêt général… », rappelle Laurent Grandin.

Une vision européenne

L’Europe a également été au centre de la réunion. Concernant la restauration collective et la notion de local suggéré par la loi découlant des Egalim, Laurent Grandin préconise par exemple de mettre en concurrence au niveau régional 30 % des produits alimentaires frais. Explication : « La question du local dans les marchés publics n’est pas résolue. Et le problème est le même dans tous les pays d’Europe. Sur 30 % des produits, chaque région pourrait proposer des produits régionaux ». Le principe de concurrence serait préservé, mais au niveau régional. « Si on veut rester de 35 à 40 % de produits français en restauration collective, le local fait partie de la solution », rappelle-t-il.

Jacques Rouchaussé a également fait part de son souhait de créer un colloque européen pour l’ensemble des centres d’expérimentation d’Europe. « On va le mettre en route cette année, anticipe-t-il, afin qu’il puisse avoir lieu en 2021 ». Derrière ce projet, l’idée est de travailler ensemble au niveau européen et d’établir à terme une cohérence sur les molécules autorisées en production dans les différents pays d’Europe.

Des revendications et des idées que Laurent Grandin et Jacques Rouchaussé devaient évoquer mercredi 22 janvier matin avec le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Didier Guillaume.

« Quand les interprofessions sont impliquées sur certains sujets, elles doivent être concertées ».

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