Aller au contenu principal

Pommes
Import-export et contraintes sanitaires : des contrats plus formalisés

Une étude réalisée dans le cadre de Sustain’Apple montre une évolution des formes de gouvernance import-export vers des contrats plus formalisés et normalisés.

Classiquement, plusieurs formes de transactions sont utilisées par les importateurs-exportateurs de pommes : les marchés spot, basés sur le prix, l’intégration de la production et des contrats relationnels non formels, passés sur de longues périodes, basés sur la confiance et la réputation. Une enquête a été réalisée chez des importateurs européens pour savoir comment ils s’adaptent aux contraintes phytosanitaires et sanitaires. Le respect des mesures phytosanitaires est le plus important. Si le pays exportateur ne respecte pas les mesures phytosanitaires de l’Union européenne, l’exportation n’est pas possible.

Différents contrôles officiels phytosanitaires et sanitaires sont réalisés pour que le produit puisse entrer dans l’UE puis dans le pays. Le fournisseur doit ensuite répondre aux exigences sanitaires de son client, comme le respect de 70 % des LMR autorisées, la certification GlobalGap… Un contrat qualité peut ensuite être passé, précisant les protocoles, les contrôles…, avant la négociation commerciale, dans laquelle le prix n’est pas lié aux aspects sanitaires. Les contrôles sont plus ou moins fréquents selon le pays (Chine : risque élevé ; Chili : risque moyen ; France, États-Unis : risque faible, Pays-Bas, Allemagne, Royaume-Uni : pas de risque), le produit (pomme : risque moyen), l’antériorité de la relation, le fournisseur. Les importateurs ont en général recours à plusieurs formes de gouvernance, selon la complexité de la transaction et le positionnement sur un ou plusieurs créneaux. « Et la complexité augmente du fait de l’empilement de standards publics et privés et de la difficulté à contrôler la qualité sanitaire en amont et en aval », souligne Iciar Pavez, de l’Inra. L’enquête montre que, face à ces contraintes, le recours aux marchés spot diminue, qu’il y a plus de planifications des campagnes d’import-export et que les contrats tendent à être plus formalisés et standardisés. « Les systèmes basés sur la confiance et la réputation montrent leurs limites du fait de la multiplication des certifications et spécifications privées », constate la chercheuse.

Face à aux contraintes sanitaires et phytosanitaires, le recours aux marchés spot diminue.

Les plus lus

<em class="placeholder">Portrait de Florian Bernard dans son verger de cerises. </em>
Vaucluse : « En cerise, il n’y a pas de solution miracle contre Drosophila suzukii » selon Florian Bernard 

Florian Bernard, producteur membre de l'AOPn Cerises de France, témoigne sur les méthodes de lutte contre la mouche…

<em class="placeholder">Verger de cerisiers</em>
Cerise : cultiver la prophylaxie contre Drosophila suzukii

Pour mieux protéger les vergers de cerisiers du ravageur Drosophila suzukii grâce à de la prophylaxie, les experts du…

Récolte d'ail français
Ail français : « la pression sur les prix a atteint ses limites »

Lors du lancement de la campagne ail français 2026-2027, le 16 juin, l’Association nationale interprofessionnelle de l’…

<em class="placeholder">Tests de fraisiers dans une serre d&#039;expérimentation.</em>
Fraise : des nouvelles variétés pour tous les créneaux

La recherche se mobilise pour tester de nouvelles variétés afin de diversifier l’offre fraise sur le marché. Les variétés…

<em class="placeholder">Cerises sur une branche de cerisier où l&#039;on voit des dégâts causés par Drosophila suzukii. </em>
Cerise et fruits rouges : contre Drosophila suzukii, TerCo CFR veut co-innover 

Lancé en 2025, le projet TerCo CFR réunit producteurs, chercheurs et acteurs locaux pour protéger cerises et fruits rouges de…

<em class="placeholder">Stéphanie Girou, productrice de fraises en Lot-et-Garonne.</em>
Fraise dans le Lot-et-Garonne : « Nous couvrons 60 % de nos besoins en plants »

Stéphanie Girou, productrice de fraises dans le Lot-et-Garonne, a mis en place une pépinière pour produire 60 % de ses plants…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes