Aller au contenu principal

Bretagne
Exporter ses produits bio : une opportunité à ne pas négliger

Les Rencontres Pro & Bio organisées par Initiative Bio Bretagne ont porté cette année sur l’exportation. Si des légumes bretons s’exportent déjà, d’autres opportunités peuvent être examinées.

« Actuellement, la demande en produits bio locaux est supérieure à l’offre, a admis Béatrice Rozé, administratrice d’Initiative Bio Bretagne, lors des 5es rencontres professionnelles de la filière bio en Bretagne. Pourtant, nous devons toujours avoir une longueur d’avance et l’export peut être une opportunité de développement. » Si la plupart des OP bretonnes exportent déjà 5 à 10 % de leurs légumes bio, notamment en Allemagne et Angleterre, et si l’export est indispensable à l’équilibre du marché, d’autres opérateurs, en frais et dans le secteur des légumes transformés, commencent à s’intéresser à l’export. « Le bio n’est plus un marché de niche et a besoin de l’import-export, a insisté Burkhard Schaer, du bureau d’études Ecozept, spécialiste des filières bio. Il faut se positionner sur les grands marchés et en faire une stratégie. » L’Allemagne, 2e marché mondial pour la bio après les Usa, est un débouché naturel. « La production y augmente moins vite que la demande, a souligné Burkhard Schaer. 53 % des consommateurs préfèrent les fruits et légumes bio et il y a 9 millions de végétariens. La France est par ailleurs une destination touristique pour les Allemands qui aiment retrouver en Allemagne des produits français qui leur rappellent les vacances. » Des opportunités existent aussi dans d’autres pays d’Europe pour des produits innovants et différenciants, voire plus loin, aux États-Unis, au Japon, tous deux très intéressés pas la gastronomie française. « Il faut exporter ce qui est unique là-bas. Et mieux vaut se regrouper ici et dans le pays d’exportation. » Les aspects réglementaires doivent aussi être bien appréhendés pour le grand export. Si le Canada, les Usa, le Japon… ont signé des accords d’équivalence avec l’Union Européenne et reconnaissent donc le règlement BioCE, d’autres pays comme la Chine ou le Brésil sont beaucoup plus protectionnistes. « Il faut s’informer auprès de l’importateur sur les règles d’équivalence, les exigences particulières, les règles d’étiquetage, le système qualité… » a détaillé Julien Pezet, d’Ecocert.

Lire aussi les résultats d'une autre étude Ecozept ici

Les plus lus

<em class="placeholder">Le kiwiculteur (producteur de kiwis) Gilles Lambert posant dans son verger en Dordogne.</em>
Dordogne : « J’ai signé un contrat de parrainage pour ne pas laisser mon jeune repreneur partir la fleur au fusil », témoigne Gilles Lambert, producteur de kiwis

Gilles Lambert, kiwiculteur de 65 ans installé en bio en Dordogne, est engagé dans un contrat de parrainage avec un jeune…

Maraîchage : « Nous n’avons pratiquement plus de problème de puceron »

Producteur de légumes en Vendée, Marco Altamirano a réglé son problème de puceron grâce aux plantes de service.

<em class="placeholder">Catherine Mingam, productrice de rhubarbe dans le Finistère.</em>
Finistère : « En rhubarbe, la principale difficulté est la gestion de l'enherbement »

Productrice de légumes dans le Finistère, Catherine Mingam s’est diversifiée en 2017 dans la rhubarbe. Une culture entièrement…

<em class="placeholder">laitue iceberg nord plein champ protection phytosanitaire puceron Movento perte économique</em>
Laitue dans le Nord : « Sans le Movento, on est vraiment dans l’impasse »

Jean-Christophe Saingier, producteur de laitues Iceberg à Verlinghem dans le Nord, témoigne de sa difficulté à lutter…

<em class="placeholder">Marco Altamirano (à droite) et Romain Sochard, maraîchers en Vendée.</em>
Vendée : « Tous nos légumes sont vendus en panier bio en Angleterre »
Basés en Vendée, Marco Altamirano et Romain Sochard produisent des légumes bio qui sont vendus à un seul client pour la…
<em class="placeholder">En combinant occultation et désherbage thermique, Adrien Cano a économisé plusieurs jours de désherbage à la levée de ses carottes.</em>
Carotte en Vendée : « J’ai économisé plusieurs jours de désherbage »

Adrien Cano et Marine Dunand cultivent des légumes en maraîchage bio diversifié à Maché en Vendée. Depuis leur installation en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes