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Hauts-de-France
Dunkerque : les flux fruits et légumes appelés à progresser

La place portuaire nordiste renforce sa position comme premier port fruitier français. Les derniers développements en date tendent à le confirmer.

Avec 1,8 km de long désormais, le terminal à conteneurs de Dunkerque peut accueillir des navires de tonnage encore plus importants.
© Bernard Cartiaux

Le mois de juin semble apporter de belles perspectives pour Dunkerque, le premier port français en fruits et légumes (2 Mt par an). « Le nouveau service CMA CGM entre l’Amérique centrale et les Caraïbes et l’Europe qui débutera en juillet est une bonne nouvelle, explique Yvan Gomel, responsable fruits et légumes à Dunkerque Port. En plus des Antilles françaises, la ligne escale au port de Moin au Costa-Rica et à celui de Carthagène en Colombie : bananes et ananas sont les produits principaux mais il faut aussi considérer la volonté de la Colombie de devenir leader dans l’avocat. L’avantage compétitif est que Dunkerque est le premier port européen touché et que la ligne ne s’arrête ni à Rotterdam ni à Anvers. »

Une liaison avec l’Afrique du Sud fait l’objet d’importants travaux. Déjà, les mangues d’Afrique de l’Ouest de la Siim transitent par le port (80 conteneurs/semaine en saison).

L’extension du terminal sera inaugurée le 20 juin prochain : en passant de 1 km à 1,8 km de long, il est à même d’accueillir en même temps deux méga porte-conteneurs (22 000 TEU) qui font les rotations avec l’Asie. Autant dire que la place est là pour les porte-conteneurs venant d’Amérique et des Caraïbes (9 000 TEU en moyenne) : de plus le terminal dispose d’un parc de 700 prises reefer (extensible à 1 000 si nécessaire). En matière logistiques, les récentes installations de Norfrigo (viandes, marée en surgelés) et 24HFrost (pommes de terre surgelées) ont renforcé le maillage existant.

Dernière évolution en date : le 12 juin dernier, le port a signé avec la Société foncière Axe Nord (SFAN). Celle-ci entend développer un programme de construction d’entrepôts logistiques de dernière génération d’environ 60 M€. Deux projets vont déjà voir le jour : un bâtiment de 42 000 m2 (produits secs) dans la récente zone Dunkerque Logistique International et un entrepôt en froid négatif totalement automatisé de 66 000 palettes sur la zone du port rapide. Appelé “transstockeur”, ce type de bâtiment, dépassant les 40 m de haut, est exploité par certains opérateurs du surgelé (le site McCain à Harnes, par exemple).

L’avantage pour Dunkerque-Port de travailler ainsi avec une foncière comme SFAN, agissant comme un investisseur tiers, est de pouvoir répondre rapidement à des demandes d’entreprises, sinon les délais peuvent attendre jusqu’à deux ans. Le port nordiste peut toujours développer ses ambitions : sa réserve foncière est de 3 000 ha.

L’arrivée d’entrepôts de grande hauteur se confirme sur la zone logistique du port.

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