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Labels
Du Nutri Score à l’Impact Score : de l’importance des labels à note pour impliquer entreprises et consommateurs

Max Havelaar a co-animé une conférence, « Éclairer le consommateur pour stimuler les entreprises : du Nutri Score à l'Impact Score » afin de présenter le nouveau Impact Score du collectif Noussommesdemain, et mettre en débat l’importance de ces labels.

De gauche à droite : Jean-François Rodriguez (directeur de la Performance RSE du Groupe La Poste), Blaise Desbordes (directeur général de Max Havelaar France), Carole Tawema (fondatrice de Karethic), Serge Hercberg (épidémiologiste et fondateur du Nutriscore) et Anne Le More (cofondatrice du mouvement Chefs4theplanet) débattent des labels et engagements non obligatoires des entreprises durables.
© Julia Commandeur - FLD

Alors que le Nutri-Score a montré une voie pour mieux informer le consommateur, que de nombreux labels permettent d'accélérer l'engagement des entreprises, le collectif Noussommesdemain, dont Max Havelaar est l’un des membres, travaille à la mise en place d’un “Impact Score” : à la façon du NutriScore, 17 indicateurs clairs et concrets, basés sur les quatre piliers que sont l’impact social, l’impact environnemental, le partage des richesses et le partage du pouvoir, « qui sont pour nous les bases de l’économie de demain » selon le mouvement, permettront aux entreprises volontaires de calculer l’impact de leur activité et de rendre compte en transparence du positionnement de chaque entreprise dans la transformation écologique et sociale.

Cet Impact Score est déjà disponible en version beta (test) et un débat autour de ce type de label a été organisé le 27 août à l’occasion de la 2e édition des Universités d'Été de l'Économie de Demain à Paris.

Soutien nécessaire des Pouvoirs publics et compréhension des consommateurs

Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France, estime : « Dès lors que l’on a une règlementation, à quoi ça sert d’avoir des labels ? ça sert car les lois et règlements sont souvent impuissants à embrasser les problématiques actuelles. Ces labels “Score” se situent entre la bonne volonté des entreprises et les lois. Il faut que le consommateur comprenne qu’ils sont non obligatoires et qu’il a un rôle immense à jouer de par son choix d’achat. Et l’aspect très visuel rend ces labels très pratiques d’utilisation.» 

« Pour le plan de relance, il y a un espace pour le changement via les signes de qualité et les labels privés, qui sont à moindre coût pour le gouvernement. On demande simplement que l’Etat soutienne le déploiement de ces labels sociétaux », revendique-t-il.

Entre lobbies et biais protocolaire, des freins subsistent

Alors qu’est-ce qui s’oppose au développement de ces labels ? Serge Hercberg, épidémiologiste et fondateur du Nutri Score, relate : « Lors de la conception du NutriScore, un fort lobby a été mis en place pendant quatre ans pour bloquer sa validation au niveau de la loi. Même si on ne peut rendre le Nutri Score obligatoire, il nous fallait la loi, un décret, pour l’officialiser. On a donc bâti une validation scientifique très solide et on a fait entrer le sujet dans le débat public. La mobilisation très forte des acteurs sociétaux a permis la validation de la mise en place du Nutri Score et l’engagement des agro-industriels. De zéro en 2014, nous sommes passés à plus de 350 industriels engagés aujourd’hui. »

Un des soucis de l’Impact Score est sa transversalité. Le NutriScore concerne uniquement la nutrition. D’autres labels de notation, comme la Note Globale ou l’Impact Score, prennent en compte de nombreux autres critères. « L’information est donc lissée et c’est problématique. Il faudrait peut-être séparer visuellement les informations ? », propose l’épidémiologiste.

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