Aller au contenu principal

Provence-Alpes Côte d’Azur 
Du conseil pour l’amande

Le GRCeta décline son expertise technique sur l’amandier pour bénéficier à un plus grand nombre de producteurs et porteurs de projets de relance sur l’espèce.

La conception du verger d'amandier et la formation des arbres sont conditionnées aux solutions techniques de récolte.
© Chambre d'agriculture 13

« Retrouver de la technicité sur la culture de l’amandier ». C’est ce que propose le GRCeta Basse Durance qui participe depuis trois ans avec d’autres partenaires au plan de relance régional sur l’amande. Quelque 60 hectares sont actuellement suivis par le groupement. Les demandes sur l’espèce concernent principalement la conception de projets en aval de la plantation. Le travail du GRCeta consiste alors à cadrer et préciser avec les producteurs la nature du verger et son suivi.

Des incontournables pour un verger rentable

« Par rapport à la pomme ou la poire, le suivi du verger d’amandier est assez simplifié puisqu’il n’y a pas d’éclaircissage, beaucoup moins d’opérations de taille, ce qui nous a amenés à proposer un service plus allégé », explique Jean-Philippe Rouvier, conseiller sur l’amandier au GRCeta. L’objectif est aussi de constituer et d'animer un groupe d’amandiculteurs afin de proposer des activités spécifiques sur l’espèce, organiser des réunions, engager des expérimentations et des tests sur parcelles, et rentabiliser le temps investi sur le terrain. Le GRCeta va donc proposer de nouvelles modalités d’adhésion pour les producteurs exclusifs d’amandes. Les propositions techniques du groupement sur l’amande sont très ouvertes puisqu’il n’y a pas qu’un seul verger type (voir encadré). « Notre mission est de nous adapter à la situation et à l’exploitation même s’il y a des incontournables à considérer pour développer un verger rentable au niveau commercial », indique Jean-Philippe Rouvier. D’ailleurs, le conseiller explique que le GRCeta peut aussi être amené à « refuser de soutenir des projets qui ne partent pas sur de bonnes bases », si la nature du sol, l’irrigation, la mécanisation ou le risque gel ne sont pas pris en compte.

Emmanuel Delarue

Différents vergers d’amandier

Les producteurs d’amande peuvent s’orienter vers trois grands types de verger.

1 Le verger traditionnel dont les densités de plantation sont généralement de 7 m x 5 m ; voire de 6,5 m x 4,5 m ; sur des porte-greffe GF 677.

2 Le verger haute densité en haie fruitière. Beaucoup plus dense, plantations de 4 m x 1,5 m à 1,25 m. Issu du modèle espagnol, ce verger demande des porte-greffes nanisants de type Rootpac 20.

3 Le verger semi-intensif avec des densités de plantations intermédiaires, de 6 m x 4 m ou 5 m x 3 m. Le GRCeta souhaite développer aussi la conduite en palmette pour envisager une couverture de protection contre la guêpe.

Le GRCeta suit également un petit verger (1,3 ha) à haute densité adapté à la mécanisation intégrale et implanté sur un porte-greffe nouvelle génération Rootpac 20. Ce verger en 3e feuille mais déjà très prometteur est un peu l’expérience pilote du secteur Basse Durance, conduit sur la station d’expérimentation de La Pugère.

Les plus lus

<em class="placeholder">Mise en place d&#039;un filet de protection P17 face aux problèmes de virus, notamment de MWMV, rencontrés par de nombreux producteurs de courgettes dans le sud-est de la France</em>
Courgette : Quelles solutions face au virus MWMV ?

Le virus Moroccan Watermelon Mosaic Virus, ou MWMV, a fait des ravages en culture de courgettes dans le sud-est de la France…

<em class="placeholder">Le tracker Okwind installé sur la Ferme de Torchy, exploitation maraîchère à à Dampierre-en-Bray en Seine-Maritime. </em>
Energie : « J’économise 12 000 euros par an grâce à un tracker solaire »

La Ferme de Torchy, en Normandie, s’est équipée d’un tracker solaire Okwind pour réduire sa facture d’électricité liée à sa…

<em class="placeholder">Maxime et Jean-Jacques Turc, maraîchers en Lot-et-Garonne.</em>
Lot-et-Garonne : « On ne dit pas assez que le maraîchage est une filière d’avenir et que ça peut être rémunérateur »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Maxime Turc et son père Jean-Jacques Turc, maraîchers à Sainte-…

<em class="placeholder">Camille Savouré, productrice de myrtilles au Verger de La Croix à Pierrefitte sur Sauldre dans le Loir-et-Cher. </em>
Myrtille : des modèles économiques de production variés sont possibles

Pour montrer la diversité des modèles économiques possibles, l’association des producteurs de myrtilles de France recueille…

<em class="placeholder">Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival.</em>
Lot-et-Garonne : « En horticulture, d'apprenti à chef d'équipe, des évolutions sont possibles »

Quels arguments pour attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pascal Coutan, chef de culture chez Hortival,…

<em class="placeholder">Les producteurs de prunes du Lot-et-Garonne Théophile et Christophe de Hautefeuille.</em>
Lot-et-Garonne : « En arboriculture, il y a beaucoup de stratégies d'entreprise possibles »

Comment attirer des jeunes dans la filière fruits et légumes ? Pour Théophile de Hautefeuille, pruniculteur et dirigeant de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes