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Dossier : Le poireau français leader européen

Le poireau français subit une concurrence intracommunautaire mais assure sa place de leader sur le marché du frais.
© RFL

Leader européen sur le marché du frais, le poireau français a su organiser une partie de sa production autour de l’AOPn Poireau de France. L’organisation participe également à l’orientation de l’expérimentation. Avec un volume d’environ 160 000 tonnes par an, la production française de poireau est stable depuis de nombreuses années. 110 000 à 120 000 tonnes sont destinées au marché d’expédition alors que 30 000 t à 40 000 t sont produites par les maraîchers diversifiés de ceinture verte qui alimentent les circuits courts.

 

 

Une partie des producteurs français et de leur organisation se sont regroupés dans le cadre de l’Association des Organisations de producteurs, AOP nationale (AOPn) Poireau de France. Présidée par Sylvain Legrand, producteur de poireau en Normandie (voir page suivante), elle compte onze membres représentant 175 producteurs. « L’AOPn représente 60 % de la production nationale, soit 65 000 tonnes et 90 % des Organisations de Producteurs ayant du poireau », précise Patrick Groualle, responsable de l’organisation.

Expérimentation et « gestion systèmes »

Les membres de l’AOPn peuvent proposer du poireau 12 mois sur 12, avec un début de campagne principalement en région nantaise (19 %), puis le développement de la production d’automne et d’hiver dans tous les autres bassins, dont la Normandie qui représente 55 % des volumes, la Bretagne (8 %) et à parité la Bourgogne, le Centre et le Nord (6 %). Des régions que vous retrouverez au travers des témoignages de producteurs dans les pages suivantes. L’AOPn travaille en collaboration avec les stations d’expérimentation régionales : Pole Légumes Nord, Sileban, Arelpal, LCA, Planète légumes, Serail pour l’orientation des programmes de recherche qui se focalisent essentiellement sur la protection des cultures. La protection contre le thrips, le désherbage et la réduction des herbicides sont des axes importants des travaux notamment pour les solutions alternatives. La « gestion systèmes », qui intègre l’enchaînement des cultures et l’allongement des rotations, est aussi une orientation étudiée. L’organisation prend également en compte la production bio pour répondre au développement de ce type de production par des adhérents membres de l’AOPn et répondre aux attentes d’organisation de certains producteurs bio.

Manque d’harmonisation de la réglementation

L’AOPn joue également un rôle de veille de la concurrence qui, pour le poireau, se situe juste à la frontière franco-belge, parfois même dans l’Hexagone avec l’implantation de producteurs belges en France. « Le poireau français subit une concurrence intracommunautaire contre laquelle les producteurs déplorent un manque d’harmonisation de la réglementation concernant les moyens de protection et les charges sur le coût de la main-d’œuvre », commentent les responsables. Toutefois, le poireau français dispose d’une place de leader sur le marché du frais. La Belgique qui produit environ 170 000 t oriente 40 % de sa production vers l’industrie. Les Pays-Bas, l’Allemagne, la Pologne et l’Espagne sont les quatre autres pays européens producteurs de poireau avec des volumes en 80 000 et 100 000 t.

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