Dossier : le melon soigne sa protection

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La protection du melon se base de plus en plus sur des méthodes alternatives, comme la biofumigation et les engrais verts et la disponibilité croissante de produits des biocontôle. Crédits : © RFL

Le melon traîne un cortège de maladies et ravageurs dont la virulence oscille d’une année à l’autre au gré des conditions climatiques. Celles de cette année ont particulière été favorables au développement de la bactériose, qui une fois n’est pas coutume, a migré du nord vers le sud, de l’ouest vers l’est. Toutefois, au fil des années, deux constances s’imposent. La pression sanitaire ne relâche jamais son emprise sur les cultures ; les moyens de lutte chimique se restreignent. Aussi, l’importance des tolérances et résistances génétiques aux bioagresseurs enfle dans les programmes de sélection et les préconisations des variétés (voir le dossier melon Réussir Fruits & Légumes décembre 2017). Désormais, les méthodes alternatives prennent également le relais. Celles décrites ici, pour lutter contre les nématodes à galle, montrent que seules leur combinaison et leur intégration dans la rotation peuvent contenir les dégâts des ravageurs dont la présence désormais inéluctable doit rester sous un seuil de nuisibilité. Enfin, la multiplication des produits de biocontrôle et les stratégies de lutte qu’ils permettent de développer sont de nouvelles opportunités pour « soigner le melon et sa protection ».

 

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Lutter pendant l'interculture

Une évolution vers le biocontrôle

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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