Aller au contenu principal

Des outils pour irriguer les fraisiers en hors-sol

Des outils d’aide au pilotage de l’irrigation fertilisante permettent de réduire le drainage. Plusieurs ont été testés dans le cadre d'Optifraise.

Le tensiomètre permet de mesurer de manière précise l'eau disponible pour la plante.
© Invenio

L’action Outils du projet Optifraise a pour but de développer des outils d’aide au pilotage de l’irrigation fertilisante pour les producteurs français de fraises. Elle s’inscrit dans le développement de l’agriculture de précision et l’utilisation de solutions techniques précises pour optimiser la gestion actuelle de l’eau. La mise en place d’outils d’aide à la décision pour le pilotage des irrigations sur la plateforme d’essai d’Invenio à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et chez quatre producteurs de fraise de l’OP Valprim et hors-OP a permis de les évaluer sur un certain nombre de critères (facilité d’utilisation, facilité d’interprétation des mesures, adaptabilité aux installations existantes, robustesse, approche du confort hydrique et coût).

Connaître la zone de confort hydrique

Le tensiomètre à eau est l’outil le plus adapté pour la mise en place d’essai, car c’est le matériel qui mesure de façon précise l’eau disponible pour la plante en indiquant la force que doit exercer une racine pour extraire l’eau du substrat. C’est l’outil de référence pour l’expérimentation mais difficile à utiliser pour un producteur. Les sondes capacitives qui mesurent une teneur en eau sont davantage adaptées à une utilisation en production, car faciles d’installation, d’utilisation et d’interprétation. L’établissement d’un référentiel des mesures faites avec ces sondes est indispensable. Il permet de connaître la correspondance avec les seuils de potentiel hydrique de la zone de confort hydrique.

A lire aussi : Hors-sol : apporter l’eau dont le fraisier a besoin

Cette zone correspond à la réserve en eau facilement utilisable comprise entre pF1 (capacité maximale de rétention en eau du substrat) et pF1,7 (capacité minimale de rétention en eau, au-dessus le prélèvement d’eau par la plante a un coût physiologique). Ce référentiel n’a pas pu être établi du fait de nombreuses valeurs aberrantes mesurées avec le tensiomètre servant de référence. « Il est cependant possible d’utiliser les propriétés physiques du substrat via les courbes de rétention en eau puisqu’elles permettent d’identifier les teneurs en eau qui bornent la réserve facilement utilisable », mentionne le compte rendu final du projet Optifraise. Les courbes de rétention en eau sont spécifiques à chaque substrat et les propriétés de rétention et d’aération des substrats évoluent dans le temps de la culture, ce qui nécessite une adaptation des irrigations en termes de fréquence et de quantité.

 

Avis de producteur : Gilles Iachi, producteur de fraises dans le Lot-et-Garonne

« Etre plus réactif dans les apports »

 « A travers Optifraise, j’ai équipé la serre de système de comptabilisation automatisé des drainages avec mesures de l’EC et du pH, appelé plus communément système bouteille. Cet équipement a été diffusé depuis dans d’autres compartiments de l’exploitation. Il me permet de suivre au fur et à mesure des arrosages, les volumes drainés. Cela m’a permis d’être plus réactif jour par jour et au niveau même d’une journée par rapport aux consommations des plantes et au changement de consommation lié au climat. Ce dispositif automatisé me fait gagner du temps comparativement à l’ancien dispositif plus manuel et moins représentatif. »

 

 

 

 

 

Les plus lus

<em class="placeholder"> Stéphane Allix, responsable du magasin Le Village des producteurs à Aubenas et Patrice Raoux, producteur d&#039;asperges en Ardèche.</em>
En Ardèche : « L’éplucheuse à asperge fait gagner un poste et demi »

Si vendre des asperges épluchées est un standard en Allemagne, cette offre est encore peu développée en France. Pour dynamiser…

<em class="placeholder">Le producteur de fraise et asperge, Thomas Mathio, sur son exploitation.</em>
Dans les Landes : « L’éplucheuse à asperge nous permet de valoriser les petits calibres »

Témoignage de Thomas Mathio, producteur d’asperges sur 25 hectares à Tosse dans les Landes. Il propose à ses clients le…

<em class="placeholder">Arnaud Bergougnoux, responsable technique du Verger de la Blottière.</em>
Maine-et-Loire : "En poire, nous avons réussi à limiter l'alternance"

À La Blottière, entreprise arboricole basée dans le Maine-et-Loire, le renouveau de la poire passe par des choix variétaux et…

<em class="placeholder">Carte d&#039;anomalie : écart à la normale. Moyenne des températures moyennes en °C en France métropolitaine pour le début de l&#039;année 2026</em>
Arboriculture : la floraison menacée par le gel suite aux chaleurs du début d’année

Depuis début 2026, l’écart des températures à la moyenne dépasse les 2 °C dans plusieurs régions du nord de la France. Ce…

<em class="placeholder">Marc Fauriel, producteur de poires bio à Loriol sur Drôme devant un verger de la variété Conférence, âgé de quinze ans.</em>
Drôme : « Aujourd’hui, en poire bio, nous manquons de stratégies de lutte »

À Loriol-sur-Drôme, le Gaec Fauriel Frères cultive 12 hectares de poiriers en agriculture biologique. Mais les obstacles…

<em class="placeholder">Dirigeants de la Sica Saint</em>
Légumes en Bretagne : la Sica Saint-Pol de Léon toujours en crise

Déjà très affectée en 2025, la Sica Saint-Pol de Léon a encore vu son chiffre d’affaires baisser de 22 % depuis novembre…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes