Des couverts végétaux dans les aspergeraies

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Les couverts végétaux présentent de multiples intérêts notamment s'ils sont maintenus jusqu'à la récolte. Crédits : © RFL

Les couverts végétaux font partie des techniques récentes de production pour la culture de l’asperge. En septembre dernier, l’AOPn Asperges de France a consacré une partie de sa journée technique à ce sujet en relevant leur importance sur l’amélioration de la structure et de la vie du sol et en soulignant leur intérêt dans la maîtrise d’enherbement de l’entre-rang. Christian Befve, consultant spécialiste de l’asperge, y voit aussi d’autres avantages. « En asperge verte, les couverts végétaux facilitent le passage à la récolte des personnes et des machines, notamment en terrain lourd. Lorsqu’il est broyé, il peut servir de mulch sur le rang de plantation », précise-t-il.

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Lorsqu’un couvert végétal suffisamment haut est maintenu pendant la période de récolte, il limite les effets du vent sur les plastiques en asperge blanche et améliore la rectitude des turions des asperges vertes. « En période gélive, sa présence permet de limiter les effets du froid avec un gain de +1°C comparé à un sol nu », mentionne le spécialiste. Le maintien du couvert végétal nécessite des adaptations culturales, notamment pour le près buttage en anticipant l’apport de terre au pied de la butte avant l’implantation du couvert. Selon lui, les couverts doivent être composés à partir de graminées (ray-grass, seigle, blé), « pour faire des racines et avoir de la hauteur » et de légumineuses (féveroles d’hiver notamment), « pour le volume et l’apport d’azote ».

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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