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Diversification
De l’élevage aux légumes bio locaux pour l’industrie, la GMS et la RHD

Créée par des agriculteurs associés à Fleury Michon, la SAS Le Champ du possible fournit des légumes bio à Fleury Michon, mais aussi désormais à Système U et pour la restauration collective.

 

En 2021, la SAS pourrait étendre sa gamme au topinambour.
© Le champ du possible

Depuis 2017, huit exploitations de polyculture-élevage proches du site de Pouzauges de Fleury Michon fournissent le groupe en légumes de plein champ bio. « À l’origine, nous étions quatre exploitations d’élevage, explique Jonathan Berson, président de la SAS Le Champ du possible. Nous faisions le constat que la consommation de protéines animales diminue, alors que la demande en légumes bio augmente. Avec Fleury Michon qui recherchait des légumes bio locaux pour ses plats préparés, nous avons fait le pari de produire des légumes au pays de l’élevage. Le fait d’être éleveurs assure une autonomie en fertilisation et permet des rotations longues qui limitent les problèmes sanitaires et d’enherbement. » Une SAS détenue à 70 % par les agriculteurs (huit exploitations aujourd’hui) et 30 % par Fleury Michon, a été créée pour la commercialisation des légumes et l’acquisition du matériel de production.

En 2020, 700 t de pommes de terre, carottes, oignons et poireaux bio ont été commercialisées. Au-delà de Fleury Michon, qui représente aujourd’hui 30 % des ventes, la SAS a diversifié ses débouchés. Un tiers des légumes est vendu à la légumerie Adapei-Aria de La Roche-sur-Yon pour l’approvisionnement des cantines. 10 % sont vendus à des maraîchers diversifiés pour compléter leur offre. Et depuis septembre 2020, près de 30 % sont commercialisés dans des magasins Système U de Vendée et Loire-Atlantique, avec à la gamme des pommes de terre en 2,5 kg, des poireaux botte, des oignons en 1 kg et des carottes en sachets fraîcheur 1 kg, le tout sous la marque Audace de paysans créée par la SAS.

Contractualisation

Tous les légumes sont contractualisés volume et prix, avec un prix fixe à l’année basé sur les coûts de production. En 2021, les producteurs prévoient de commercialiser 800 t de légumes et peut-être de se diversifier, avec notamment le topinambour, difficile à produire en bio par les maraîchers spécialisés du fait des problèmes de repousse. La SAS veut aussi relocaliser le conditionnement des légumes, actuellement assuré par la coopérative bio bretonne Douar Den, en construisant à Pouzauges un atelier de stockage-conditionnement. « Avec cet outil, l’objectif est de produire 1 000-1 500 t de légumes d’ici quatre ans, avec de nouvelles exploitations, notre cahier des charges limitant la part de légumes dans l’assolement, précise Jonathan Berson. Nous réfléchissons aussi à ouvrir la SAS à d’autres partenaires transformateurs et distributeurs, ce qui augmentera également nos capacités d’investissement. »

 

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